Salamat Pagui (jourbon du matin)
Samedi 10 Janvier 2015
Levé de bonne heure, j’en profite pour choper juste a temps les premiers rayons du soleil sur la rizière attenante aux bungalows, la vue sur le volcan Mérapi et la falaise…
….ya des moments comme ça.
Mon ptit dej commandé la veille arrive pile poil a l’heure demandé, perfect,
Tiens donc, la copine d’hier soir, refait son apparition….
OH MDR ! de bon matin le fou rire !
L’aut’, vraiment pas farouche est venu jusqu’à venir piter dans mon assiette le banana pancake pendant que je travaillais sur la suite de mon périple.
Ah non, mais j’te jure, c’était vraiment hilarant, elle est revenu a la charge deux fois.
Time to leave, je quitte la guesthouse d’Harau vers 7hr30 pour Bukittinggi qui se trouve a 55 kilo d’ici.
Ce sera plein gaz en tout juste une heure.
« Tôt le matin par temps clair, la ville surgit au-dessus des brumes de la vallée tandis que trois volcans, le Mérapi, actif, le Singagalang, assoupi et le lointain Sago, la dominent telles des sentinelles impassibles. Les cultures prospèrent sur le riche sol volcanique inondé de soleil, les grenouilles coassent dans les rizières…. »
Que c’est joliment conté pour attirer le touriste dans le coing, mais pour l’heure, on n’est loin du compte en cette saison moussonesque.
Je me cherche un hotel, la deuxième visite fera l’affaire, hotel Sari pour 150000 roupies, la douche chaude (y avait longtemps), le wifi et le ptit dej.
Dans la foulée, j’enchaine le programme of the day pour profiter du temps qui m’a l’air stable mais peu etre pas la chanson, sait-on jamais ?
Je prends la route en direction du lac Singkarak et sa région, au sud de Bukitt pour une 40aines de kilo afin d’aller découvrir le centre de la culture Minangkabau, la raison pour laquelle je suis venu dans cette région.
Pour rappel du précédent carnet de route sur cette ethnie, clik par la
Premier objectif de la journée, le palais du roi
« le Rumah Gadang Pagaruyung est une réplique à échelle réduite de la résidence des souverains dans l’ancien royaume Minangkabau de Payaruyung, Détruit par un incendie en 2007, il a été reconstruit. Le proche Istano Silinduang Bulan, palais de la reine, fut restauré après avoir été endommagé par la foudre en 2011 et toujours utilisé pour d’importantes réunions claniques. »
« Vous aurez peu être la chance de croiser un cortège de noce. Les mariés, en costume traditionnel, sont accompagnés par des musiciens, leurs familles et la moitié du village »
De la chance ? hum….
Ca a commençé par une bande de jeune en costume, devant l’entrée d’une maison, je n’ai pas vu de couple mais je me suis douté que c’était pour un mariage ? Alors avec curiosité je me suis arrêté pour demander confirmation, quelques un d’entre eux m’ont répondu par l’affirmative. Avec gentillesse ils ont tous accepté de jouer la carte souvenir pour mezzigue.
Belle brochette isn’it ?
Plus loin, des maisons traditionnelles bordant la route avec cette forme bien particulière de toiture qui ne sont pas la pour le folklore touristique, loin de la …
Certaines sont habités et d’autres en secondaires.
Puis le palais du roi se présente derrière une enceinte (parc) dont l’acces est payant, 12000 roupies (je n’ai pas eu le vis de leur faire le coup de l’étudiant 😛 )
Si celui-ci est une réplique à échelle réduite, j’imagine la taille de l’original qui devait être encore plus impressionnant.
Construction toute en bois, bambou avec un toit de chaume comme il devait être a l’époque.
Je ne suis pas rentré, fallait enlever les shoes et comme je suis d’humeur faignasse….
Quand je reviens sur mes pas pour aller voir celui de la reine, je tombe pil poil sur un autre mariage et cette fois ci, les futurs sont la !
Ils sont très beau tous les deux comment ne pas demander le shoot ?
Je m’en vais sur la pointe des pieds sans déranger ou plutôt sur un léger coup de gaz en direction du palais de la reine, qui n’est guère plus loing.
De plus petite dimension mais tout autant décoré avec finesse, a l’image féminine.
Ensuite, je m’en va poursuivre mon programme de visite en direction d’un village Minangkabau mais en passant devant la cérémonie des mariés que j’ai shooté plus tôt, je n’ai pu m’empêcher de revenir sur mes pas pour faire mon curiouz, en toute discretion….
Ce que bien évidemment, je n’ai pu tenir.
Un homme d’un certain age parlant anglais vient me voir en me proposant de me mettre au contact des invités et prendre autant de photo qu’il me plait.
Moi, un peu gêné,
« Mais mais mais, je ne suis pas présentable, voyant, regardez comme je suis fringué et puis surtout regardez ma shoes (troué !), ce n’est pas sérieux.
« Ne t’inquiète pas, en Indonesie, ce n’est pas un problème, tu es le bienvenue »
J’accepte timidement et me rapproche de la cérémonie.
Tout d’abord, des jeunes filles qui dansent en face du couple, au son du groupe de musique accompagnant les danses puis un autre groupe apportant des présents au couple.
Ensuite toute le monde est rentré dans la piole. A ce moment la, je m’apprêtais a partir lorsque qu’un autre type vient me voir, qui ne parle pas le rosbeef, et m’invite a rentrer pour déjeuner avec eux, traduction anglophone par l’autre homme….
« Mais non mais non maiiiiiiiiiiiiiiiiiis non (toujours gêné le zeb)
« Mais si mais si mais si… »
Bin alors ok … (Je n’ai pas refuser, cela aurait pu être pris comme une injure ?)
Donc l’autre gars qui ma invité a rentrer, je pense qu’il devait être l’un des pères, me demande de le suivre dans la maison pour aller voir les mariés qui ce sont installé au bout d’une pièce, décoré pour l’occaz, dominant toute une assemblée, feminine ! Pour partager le repas.
Dehors, la cours a été emménagé pour recevoir tous les invités a tablé et une estrade accueillant un groupe de musique pour feter le tout dans la bonne humeur. Les 10kilo de sono, ont eut raison de mes efforts pour entamer une discussion avec mon hote….
Je ne suis resté qu’une demi-heure pour partager ce petit repas symbolique; Avant de partir, mon hote me demande mon mail que j’ai bien evidemment donné pour qu’il m’écrive afin de lui envoyer les photos, c’etait la moindre des choses (a ce jour, je n’ai pas eu de news 🙁 )
J’y pense, quand je matte la photo des mariés et l’assemblée féminine…
« Bien que musulmane, la société des Minangkabau demeure matriarcale. Selon l’adat (loi coutumière), propriétés et richesses se transmettent de mère en fille. Chaque individu appartient au clan maternel. Celui-ci repose sur le sapariouk, c’est-à-dire les membres de la famille matriarcale, mère, fille, petit enfants et gendre qui prennent leur repas ensemble. La femme la plus agée à le statut de matriarche. L’homme le plus important du foyer est le frère ainé de la mère, qui se substitue au père pour l’éducation, l’instruction et le mariage des enfants….. »
Incroyable moment !
Donc tu vois, de la chance, oui, j’en ai eu…enfin, il a fallu tout de même la provoquer encore fut ce t’il compter sur la générosité de ses gens…rien n’arrive par hasard. (« fut ce t’il », oh zeb ! c’est du français ?? :P)
Je suis parti la tete bien heureuse en direction de Balimbing, à quelques kilomètres de la.
« L’un des plus grands ensembles d’architecture traditionnelle dans les hauts plateaux. Nombre des maisons, plus ou moins, délabrées, sont vieilles de 300 piges. La plupart des propriétaires ont construit des habitations modernes à proximité et utilisent les anciennes pour des cérémonies »
J’ai fouillé un bon petit moment jusqu’à ce que la pluie ne fasse son apparition.
Je n’en demandais pas moins, car j’ai réussi a faire tout ce que je voulais depuis ce matin mais surtout, prendre un max de photo, what else ?
Je prends la direction du lac vetu de mon poncho « super zebulon » avant de me poser une vingtaine de kilo plus tard sur les rives, pour la boustifaille.
L’accalmie étant présente, j’en ai profité pour zoner dans les parages pour ensuite me rentrer fissa a la zonzon avant de me prendre une autre rincé pour conclure cette fabuleuse journée.
Quel bohneur !
Dimanche 11 Janvier 2015
Aujourd’hui, rien de spécial !
Je vais m’appliquer a zoner dans les parages.
Tiens, de bon matin, mon hotel n’étant pas très loin je passe obligatoirement devant « jam Gadang »
« Batie dans les années 1920 pour renfermer l’horloge offerte par la reine des pays Bas, la Jam est le point de repère de la ville. Son toit Minankabau a été ajouté lors de l’indépendance en 1945. »
C’est aussi une place commune et donc, y a cours d’aérobic !
J’essaye de prendre de la hauteur sur la ville histoire d’avoir un plan large avec le volcan en activité, mais sans plus.
Ah ! au fait ! le Mérapi
« Le sommet fumant (2891m) domine Bukittinggi à l’Est. Parfois trop dangereux pour l’ascension, le Mérapi est le volcan le plus actif de Sumatra. »
Apres avoir zoné quelques temps, je me reflexionne inside, pourquoi suis je resté ici deux nuitées ?….. mauvaise gestion…. ya pas grand chose a voir.
Je bouquine un peu mon routard voir si j’ai loupé kekchose ?
A ben tiens, y a » une réserve naturelle renommé pour ses nombreuses espèces d’orchidées ainsi que la rafflésie et l’arum titan, les plus grandes fleurs de la planète », sauf que ce n’est pas vraiment la saison pour ces dernières et en plus faut marcher in the jungle.
Laisse béton, par contre, au pied de la réserve (16kilo de Bukitt) il y a la maison du café « Luwak rafflesia »
« le Kopi Luwak est considéré comme le meilleur café de la planète. Il est produit à partir de grains de café bio ingérés et excrétés par des civettes sauvages de la jungle alentour. Vous pouvez gouter ou en acheter… »
Un petit lien qui va bieng sur le mammifère
Bon bin, gazzzz….puisque j’ai que ça a foutre (pfff non vraiment, mauvaise gestion)
J’arrive sur place, dans ce petit village (Palupuh) qui ne se voit pas depuis la route, seul un porche, commun en Indonesie, indique l’endroit.
Rapidement je trouve, « la poule aux œufs d’or » et me fait accueillir gracieusement par les producteurs qui m’invite a prendre place sur un canapé pour la dégustation.
La tenancière me présente la carte des tarifs des bières blonde, ambrée, rousse, d’abbaye…..aaaaaaaaaaaaaah mais keske j’raconte moi
Reprenons,
- La tasse de kopi (café) à 20000 roupies
- Le paquet de 100 grammes a 200000 roupies soit 13 euro.
Tu comprends pourquoi la poule aux œufs d’or ?
S’en suit, une présentation des produits, de la production, du pourquoi du comment, que c’est du bio, que c’est excellent pour soigner certains maux… etc etc avec la dégustation, j’aurais même droit au petit biscuit agrémenté de canelle maison. Un délice.
Le café ? Je ne suis pas spécialement amateur, tout comme le thé (dans le kérinci) mais l’était pas maufé. Le reste, se raconte en live….
Je te mets le lien de leur site, des fois que : http://www.rafflesialuwakcoffee.org/
Puis je me retourne à Bukitt, il fait faim….avant d’aller en direction du lac Maninjau, ma prochaine destination nuitée.
En fin d’aprèm, j’irais me faire quelques dernière tofs du centre ville très animé en cette fin de wikinje.
Lundi 11 Janvier
Dernière semaine complète en Indo !
Je quitte Bukittinggi aux alentours de 7h30 pour le lac Maninjau. Une distance de 25kilo seulement.
Hier, je ne suis resté qu’en haut de la crête pour admirer la profondeur, ce jour, je vais y descendre pour y loger.
Le danau Maninjau
« La découverte de ce lac volcanique parfait coupe le souffle quand le bus fatigué franchit le bord de la caldeira et aborde le premier des 44 lacets (ils sont numérotés) qui descendent vers les rives du lac. Chassés de la jungle luxuriante des hautes terres par l’avancée des fermes et des rizières, les singes vous regardent passer juchés sur les barrières de sécurité »
Je dois dire que de bon matin, avec ce temps magnifique, ce fut une redécouverte encore plus belle que la veille jusqu’à ce que j’arrive sur le bord du lac.
Le temps de zapper sur le book électronique pour voir les adresses de guesthouse hotel, finalement, je m’arrête chez « Beach guesthouse » qui ne figure pas dans le lonely planet.
Aux ras des paquerettes ou plus tôt, au raz de l’eau, une chambre avec sa terrasse, wifi (pas de breakfast) pour 150000 roupies,
Le manager, dont je ne me souviens plus le prénom, parle super bien anglish et son accueil fut excellent surtout quand il a vu ma plaque d’immat, synonyme de long trip que j’ai déjà dans les basquettes, surtout, le fion….euhhhhh.
Je reste ici une nuitée, aussi, des que j’ai quitté mes bagages, une discussion suivra avec le manager de ce que je voulais faire pour occuper ma journée. Il me conseil de reprendre la route que je viens de descendre et prendre une direction qui me mènera droit sur les crêtes coté Ouest.
« Tu vas avoir droit à deux super point de vue sur le lac qui donne une perspective toute autre »
Du coup, je me refrappe les 44 virolos.
Mais avant, je m’arrête au premier mécanic shop que je vois pour faire la vidange de ma belle, 3000 kilometres depuis Pangandaran/Java.
Ce fut encore l’occasion de blaguer et meme d’avoir des propositions d’achat pour bécassine, car mon trip se finit bientot.
Un petit coup d’essence car je ne sais a quoi m’attendre puis, gazzz
Plus tard, le premier point de vue et l’océan au fond ?
ICI , de la cannelle qui sèche a coté d’un champ de canne à sucre.
Puis j’attaque le deuxième trajet qui me donnera une vue sublime sur les trois volcans, cité plus haut, le Singagalang au premier plan suivi du Mérapi et le lointain Sago.
La route, ayant changé radicalement de dimension et de structure m’emmène directement sur l’autre versant de la crête avec toujours, une vue, inoubliable sur ce magnifique cratère volcaniques
Petite indication, la profondeur du lac est de 400 mètres !
Plus loin, j’entre dans un village, perché entre le lac et le haut de la crête.
Ici, les boites a roues n’ont pas d’accès, ce qui permet de faire sécher sa récolte de cacao, café, cannelle devant sa porte d’entrée.
Lorsque j’arrive à la fin du village, j’imaginais que la route allait tranquillement me faire descendre tout en douceur le long des flancs du cratère ? jusque sur les rives du lac ?
C’est sla oui !
La petite route bétonné jusqu’ici bien agréable se transforme en chemin serpentueux tombant a pic, le clebs, lui, reste impassible a ce qui m’attend….
Pas le droit à l’erreur, mieux vaut avoir de bon frein.
La mob resta en 1ere vitesse pour le frein moteur et le frein a disque a du rougir car je ne l’ai pas laché durant les quelques kilometres de descente,
J’ai fais le l’huile….
En revanche, ce fut quand même une sacré aventure dans cette jungle ou le point de vue a chaque épingle était toujours aussi splendide.
Quand j’arrive a proximité du lac, obligé de prendre une photo d’où je venais…tout la haut !
Vu l’heure, time to lunch…
Par la suite, j’ai continué ma route en allant faire le tour du lac d’un trajet approximatif de 50kilo me faisant découvrir les fermes aquacole en nombre et la manipulation des alvins qui sont revendu à l’exportation nationale.
le singe et son maitre….dressé pour monter sur les cocotiers et en faire chuter les noix.
Belle balade.
Une fois rentré at home, le manager me propose de venir avec eux sur un des points de vue pour y admirer le sunset sur le lac et l’océan !
Why not !
Il m’explique que la veille, ils avaient eu droit a un coucher de soleil exceptionnel avec les nombreux nuages rouge.
Je lui réponds les avoir envié car de Bukittinggi, c’était déjà quelques chose de magnifique alors j’imagine qu’avec le lac en décors….
Mardi 12 Janvier 2015
Je savais que j’avais fait une petite erreur de management sur mon temps. Dimanche matin, j’aurais du partir de Bukittinggi et venir passer deux nuits ici.
Même si aujourd’hui, je n’aurais eu rien de prévu, j’aurais pu me prélasser dans l’eau….
C’est ce que je me suis dit ce matin la, quand je me suis levé aux aurores pour admirer le lever du soleil sur cette espace magnifique.
Bref, ce qui est fait n’est plus a refaire, j’ai des impératifs de route, tant pis.
Je me prends un ptit déj et quitte le lac vers 7H30.
Ces derniers jours, j’ai modifié mon trajet de route, qui ne m’enchantait pas vraiment, pour rejoindre le lac Toba, un ancien cratère volcanique à 500 kilo d’ici.
Sur une telle distance, que j’aurais pu faire en deux jours, j’ai préféré changer le plan initial en le faisant sur trois jours car je voulais voir une dernière fois l’océan Indien.
Ce jour, je trace la route pour Penyubagan à 240 kilo pour la nuitée ou la, une fois n’est pas coutume, je n’ai aucune information, je me fie au gros point noir sur la carte qui me laisse penser à une ville et donc hotel ?
En quittant le lac, je bénéficie d’un bon trajet durant 20 kilo mais ensuite « Méfi » m’a accompagné durant 80 kilomètres, interminable !
Le reste fut un réel plaisir à travers jungle, rizière et montagne ou le changement de végétation fut flagrant avec les pins, typé alpes du sud.
Le fait marquant de la journée.
Quasiment à la fin du trajet, obligé de m’arrêter pour shooter un side-car peu banal jusqu’ici, une vespa genre « tuktuk » puis une deuxième un peu plus loin…
Le paysage avançant, j’en croise encore une autre etc etc, jusqu’à une petite ville envahie de ces véhicules atypique en Indo, tout du moins depuis mon départ de Bali, je n’en avais point vue.
La vespa des années 80 est resté majoritaire aux dépens de la marque Honda qui n’a pas réussi a détrôner la marque italienne des possesseurs de « 3 wheelers » .
Non seulement elle sert de taxi mais en terme d’utilitaire, elle y joue aussi un grand role.
Cela dit, j’ai surtout l’impression que cette région fait avec les moyens du bord car acheter une bécane neuve, ça coute du pognon, en ont-ils suffisamment ? Humm… Ca m’a fait penser a Cuba et leur ancienne voiture américaine.
Pour conclure, faut-il en déduire que la marque Italienne est fiable ? Euh….. 😛
Plus loin, je rejoins de nouveau les palmiers, ceux qui ne me plaisent pas….. puis ma destination finale, Payubagang avec sa mosquée mélangeant style moderne et ancien.
Le parcours final aura fait ses 280 kilomètres….j’ai du me planter kekpart, vu les 40 bornes en plus que je me suis tapé.
Je me pose à 15h30, soit 8 heures après mon départ de Maninjau sur le seul hotel du coin (ouf) qui me propose une chambre à 170000 roupies, wifi, pas de ptit dej.
Un petit peu de repos nécessaire avant d’aller zoner un peu sur cette petite ville et acheter de la flotte….
Comme tu peux constater, ici, les vespas ont perdu la main mise et c’est Honda qui triomphe ou le vélo, par contre, vu la gueule des bécanes c’est le même topo que précédemment, les gens font avec les moyens du bord.
Mercredi 13 Janvier 2015
J’ai dormi avec becassine !
Une première….euh, en fait, je n’ai pas eu confiance pour laisser la mob dormir toute seule dehors dans cette énorme motel, ou les chambres sont toute individuelles à l’extérieur de la réception. Il y a pas mal de chauffeur routier, qui sont la tout comme moi, pour passer la nuit. Des fois qu’il y en ai un qui veuille embarquer mon destrier pendant le sommeil ? Hum, mieux vaut prévenir…
D’autant qu’il n’y a pas de gardien.
Quand je sors la bécane de la chambre, le temps n’est pas vraiment au beau fixe, il a plu toute la nuit…dans ces conditions, pas le choix, va falloir bacher.
Je prends la route pour ma prochaine étape, Sibolga, à 150 kilo….. sous la flotte.
Youhouuuuuuuuuuuu, je n’attendrais pas longtemps pour rencontrer le premier « mefi » champs de mine, lac des cochons….route inondé quoi.
Je me souviens du détour que j’avais fait pour éviter une route dans cet état sur Java, tu t’en rappel ? Bon bin la, je n’ai plus le choix…
J’ai du traverser mais par précaution, j’ai attendu de voir quelques uns passer pour voir le meilleur accès.
Je m’arrête a mi-parcours, sur Padangsidempuan pour choper un ptit déj cantine, je n’ai rien dans le bide depuis la veille ajouté à cela, le trajet sous la pluie et la température un peu fraiche m’ont un peu refroidi.
Comme tu vois, ici aussi la vespa est légion….vraiment étonnant.
Je reprends la route, toujours sous la flotte mais avec le bide rassasié et les deux thé sucré « made in indo », je me sens remonté pour continuer.
Olé, deuxième « méfi » inondé, celui la beaucoup plus conséquent, j’ai eu de l’eau jusqu’au pieds ! D’ailleurs, l’a fallu le poser à terre pour éviter la gamelle….uf uf uf ! Par contre, ravi d’avoir gardé mes shoes troués….
Tu peux voir au fond de la tof, la route ne s’est pas pour autant arrangé, je dirais que j’ai eu ce type de bitume durant la moitié du trajet total.
Et puis, petit à petit, je sens que je me rapproche de la mer, l’air change, la pluie commence a s’arrêter et j’arrive finalement sur la cote vers midi en voyant un premier hotel, puis un deuxième et trois…wow, ou suis-je ?
Pandan, « une petite station balnéaire 10 kilomètres avant Sibolga » que m’indique mon book.
Que fais-je ? Sois je continue à destination, sois je me calle ici ce qui m’a l’air sympathique pour passer une nuit…
Je ne réfléchis pas longtemps et me trouve un hotel « Pandan Carita » pour 150000 roupies, ptit dej, wifi et teloch.
Plus tard, j’irais encore boustifailler dans le village, faut dire que le trajet fut assez énergivore et dans ce cas, faut pas hésiter.
Pour continuer l’aprem, je commence par visiter ce coin pour touriste Indonésien.
« Pantai pandan, une plage de sable blanc, populaire, se situe dans le village de Pandan à 10 kilomètres de Sibolga. Bondée le wikinje, cette plage reste plaisante pour passer le temps en attendant de prendre un bateau a Sibolga . »
Un bateau ?
Je pars a la fouine, en m’excentrant un petit peu de la route principale qui longe la plage dans un quartier populaire et au bout, une embouchure ou se logent les fish boat.
Oh puterelle ! Les minots !
Suivant les endroits ou je me trouve dans mes trip, surtout quand il s’agit de place très touristique, les signes révélateur d’un peuple habitué a voir du blanc bec sont par exemple lorsque les mioches n’ont qu’un mot à la bouche « money money money »….
Aujourd’hui, c’était très loin d’être le cas, bien au contraire, ils n’ont pas peur de venir me voir quand je les appelle pour montrer leur tronche via l’écran de l’APN.
Magique ! et si simple….ça part en fou rire, ça se moque…bonheur en boite.
Apres ça, je file sur Sibolga, à 10kilo.
« Point de départ des bateaux pour l’ile de Nias, un spot de surf, Sibolga est une ville portuaire de la cote-Ouest »
Bé donc, je me retrouve pour la énièmes fois dans ma vie de voyageur, dans un port de pêche ou je tape l’incrust de partout, ah pas peur !
Evidemment, je n’ai pas vu de blanc bec à l’horizon, c’est ça qué bon ! Alors quand j’arrive dans un quai ou comme la, sur la criée, les gens sont plutôt sympathique et curieux, voir joueur.
A tel point que certain me font découvrir un fruit à l’écorce ressemblant à une peau de reptile ! Elle s’enlève très facilement et puis tu en sors des noyaux enrobé de chair juteuse, au gout de ? je sais plus, mais ca m’a tellement plu que j’en ai acheté un peu plus loin.
Apres ce fouinage portuaire, je file voir un peu plus loin, de l’autre côté de la baie qui apparemment accueille d’autre petit port. Ce coup-ci, je n’irais pas très loin car je me suis retrouvé dans de véritable bidon ville dont les conditions de vies, je te raconte pas ….
Téméraire mais pas fou, on ne sait jamais.
Retour sur Pandan, pour fouiner encore un peu le coin.
Puis retour at home, j’ai assez passé de temps sur la mob pour ce jour alors pourquoi pas aller profiter un peu de la terrasse privé de l’hotel pour me déguster un bon milshake d’avocat au chocolat (si si) et admirer mon dernier couché de soleil sur l’ocean indien, la der des der ?
Le Sunset.
A vrai dire, je n’y croyais pas vraiment car depuis que je suis arrivé sur Pandan, il n’a plus plu et le soleil n’est jamais venu mais ce soir, on aurait dit que c’était pour me faire plaisir.
Les quelques minutes qui ont suivi sa disparition furent encore plus magnifique, je dirais même, amazing !
Les photos que tu viens de voir sont brutes de pomme et non retouchées, elles sont le reflet exact de ce que j’ai pu vivre ce soir la.
Magique, isn’t ?
Voili voilou, je termine ce carnet de route sur cette touche romantique, la suite sera le dernier carnet de route en Indonesie mais avant, faudrait que je me bouge pour traiter les dernieres photos.
D’ici la, et comme d’hab, portes toi bieng bieng bieng
TCHUZZZZZZZZZZZZZZZ
Chris
Encore une belle balade !!!! J’espere que tu as bien regalé Becassine 😉
Hitman
Encore en train d’essuyer la bave sur mon clavier !!! Clichés magnifiques et avec le texte, on vit avec toi !!! Biz mon poto