Les complications du short occidental…

Namaste !

La suite Emile…

Mercredi 23 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 32ème, Madurai

Ce matin la, enfin, le ciel fut clair et sans nuage m’incitant à faire un dernier petit tour vers le port avant de quitter Kanyakumari définitivement. Comme la veille, le même engouement de la foule toujours présente pour le « sunrise » et un peu plus loin, l’immaculée de sa superbe.

Le trajet sur l’autoroute jusque destination finale sera en fizzzzzzzzzzzzzzzzz le zeb !  Il ne m’aura fallu que 5 heures pour parcourir les 260 kms de distance, soit 52 kms/hr de moyenne, un record mazette ! Qui aurait pu me faire perdre un point sur le permis !

Voyager à l’ancienne sans se priver du minimum.

Madurai est une grande ville assez compliquée pour s’y diriger, comme tant d’autres j’allais dire et étant donné que je n’ai pas de GPS, il faut donc prendre des points de repère à l’avance.

C’est gogole maps qui me fournit les infos qu’il faut ensuite faire correspondre avec ma carte électronique, laquelle a ses limites dans la précision, surtout pour l’Inde. D’où l’intérêt d’avoir une connexion internet dans chaque hôtel, ce dont il n’a pas toujours été le cas lors de ce voyage. J’ai du naviguer bien des fois « à vue » avec les éléments à ma disposition, soleil, sens du vent..… 😛

Ici, ce sera l’énorme sanctuaire qui fait la réputation de la cité, le Meenakshi tempeule, lequel rassemble quelques hôtels dans les rues parallèles. Il me suffit de me rapprocher au maximum de celui ci selon les détails de ma carte puis de passer le relais aux gps locaux (les tuk tuk) qui m’ont toujours été d’une grande aide.

Pour 2000 roupies les deux nuitées à l’hôtel Radhakrishna. Bien avec la clim. Demandez la chambre sur l’arrière du bâtiment, un détail qui permet d’éviter le capharnaum des klaxons incessants du secteur.

La visite du temple est programmée au lendemain, mais cet après midi la, puisque j’avais encore de la ressource, je filerai visiter le temple de Tiruparankundram qui se situe à 8 kms. Une éternité pour le rejoindre dans ce trafic saturé et si tu as le malheur de te tromper de direction, le demi-tour est une autre histoire…

« Superbe temple construit à flanc de montagne, Travail impressionnant ! Le hall mène par un dédale de marche en pierre jusqu’au bassin de purification puis au sanctuaire creusé dans la roche. Ferveur religieuse très intense. Nombreux saddhus et mendiants à l’extérieur…. »

Quand j’arrive sur place en milieu d’aprèm, il est encore trop tôt pour l’ouverture. Les prêtres ont droit eux aussi à la sieste.

J’ai bien eu patienté la demi-heure avec un Thé, une ou deux friandises bien grasses et puis en papotant avec mes tenanciers, j’apprendrai que la minote fraichement tête pied nu relève de la tradition hindouiste, qu’il n’y a pas d’age pour se faire, que les photos ainsi que mon short ne sont pas autorisés dans le sanctuaire, qu’il faut acheter un sari pour se couvrir les jambes…. hé mon vier ! Té !

31/32….je n’ai pas tenté l’affaire ! Cela dit, je voulais quand même avoir une photo d’ensemble du monument coloré en allant gratter l’amitié aux deux hôtels alentours ? Leur toit terrasse donnant pile poil sur le site religieux. En vain.

Il y avait bien l’autre solution ultime en mode pédestre crapahutage sur le flanc de la colline. La haut, il y a un petit temple mais c’est surtout pour son point de vue magistral que l’ascension se mérite. Faignasserie oblige, je ne pousserai pas Maguy à l’exercice, clôturant ainsi ce qui devait ne pas se faire…..ainsi soit il, amen….

Retour casa en finissant cette journée sur le toit terrasse de mon hôtel et la vue sur les quatre Gopuram du Meenakshi.

Jeudi 24 Janvier 2019

Le famouze temple

« Comme tous les grands temples d’inde du sud, une véritable ville dans la ville. Un des sanctuaires les plus impressionnants de l’inde avec ses 11 gopurams (tours) qui coiffent ses portes et jaillissent au dessus des toits, hérissées de centaines de statues de divinités. Une débauche ahurissante de sculptures peintes de toutes les couleurs. Le cœur du temple construit au XIIIè et les tours furent élevées au XVIè… »

Je me présente à la porte Ouest de bon matin quand les rues adjacentes sont encore zen, pour recevoir les mêmes infos que la veille à savoir que mon short, mon appareil photo….etc

En 2012, le short & l’appareil photo étaient autorisés mais depuis deux ans les règles ont changé, le téléphone portable est aussi interdit, c’est dire ! J’imagine que sur ce point, les autorités ont voulu stopper l’épidémie de selfie dans ce lieu de culte ? (Petite précision, le short n’est pas vraiment un short comme nous autre français le définissons, puisque la longueur de mon bazar descend juste au dessous du gnoux)

Je n’y rentrerai pas car ne voyant pas l’intérêt d’acheter un sari pour un site et des rituels que j’ai déjà vu sans pouvoir t’en rendre reportage. Je te mets ici les photos prisent à l’époque avec en ouverture la maquette sous verre du temple et en fermeture le point de vue plus proche de l’hôtel que j’avais choisi.

Pour cette fois ci, je m’attèlerai a faire le tour de l’enceinte par les quatre cotés dans le bon sens. Car oui, il y a en a un dans celui de l’aiguille de l’horloge.

Quand tu n’es pas pratiquant des rites locaux, d’une religion, la règle du bon sens, un autre, est d’essayer de tout faire pour ne froisser aucun que tu visites. C’est en voyant les gensgens marcher dans la même direction autour du temple que j’irai satisfaire ma curiosité auprès de la marée chaussée, lequel me répondra sommairement avec le sourire.

Je me souviens de l’énorme stupa bouddhiste à Katmandou, il fallait faire le tour sur le même principe mais ne me demande pas la raison…. En revanche, pour les tofs de cet endroit très spirit, va faire un tour sur l’article que tu clik la oh ! , couleurs à gogo pour l’entracte

Les Gopurams sont toujours autant superbes et à la fois étonnant à découvrir avec toute cette ornementation très riches en diversité.

En fin de matinée, petite improvisation de balade à la campagne pour aller voir un autre temple du côté d’Alagar Kovil.

21kms de route pour arriver aux abords du sanctuaire construit au flanc d’une colline. Il est dédié à Vishnou et cette fois ci, je n’aurai aucun soucis avec mon short, mon appareil à la condition de ne pas shooter l’intérieur du sanctuaire, l’effigie du dieu et les gensgens qui prient. Of corse.

Vishnou doit être plus tolérant pour le touriste ? En tout cas, quand tu vas chez Bouddha, lui, ne se préoccupe pas de ton short du moment que tu as un tshirt, mieux, il tolère que tu rentres chez lui avec les shoes quand il sait que tu as un soucis….

Endroit paisible à souhait pour l’occidental et très spirit pour les locaux au vu de l’affluence.

Puis retour en ville avec mes bouchons d’oreille. Spécialement conçu pour la moto et les désagréments du vent qui finissent pas s’attaquer à ton audition. Ici, ils me servent a atténuer le bruit des klaxons quand je sens que l’irritation nerveuse se fait sentir. Ils m’évitent de pousser la gueulante quand certains insistent dans mon dos, que bien sur, ils ne comprennent pas puisque c’est une forme de communication chez eux…

Et je ne te parle même pas des décibels, bref, je pourrais en écrire des tonnes sur le sujet…

    

Vendredi 25 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 33ème, Rameswaram

Dernier petit coup d’oeil sur le big temple voisin à l’heure ou le calme domine, puis gaz sur un itinéraire relativement bon jusqu’à l’entrée de la presqu’île, la pointe Est du pays faisant face au pays voisin à quelques encablures, le Sri Lanka.

Ici, le pont routier qui fait la jonction avec en parallèle celui du train ou je me souviens un coup de bol monumental lorsque j’étais venu ici lors d’une excursion à la journée.

Le chauffeur du bus s’arrêtant sur le pont pour la pause photo et juste à ce moment la, timing parfait, le train qui passe.

Bon par contre pour la photo….euh… c’était mes débuts, je tentais des exercices de style souvent de traviole, tout comme le post-traitement que je trouve à chier avec mon regard d’aujourd’hui, résolument tourné vers la sobriété.

 

Cette fois ci, j’ai attendu l’Arlésienne pendant la demi-heure au début du pont puisqu’il est désormais interdit de s’y arrêter en plein milieu comme c’était le cas. Rien d’étonnant à ce sujet car à l’époque c’était du grand n’importe quoi, à l’indienne dirais je…

Lorsque je reprends le chemin, je vois malgré tout du monde et quelques véhicules stoppés, j’en fait de même avant de comprendre la raison du « lapin à l’arlésienne ». Le pont du chemin de fer relevé pour laisser passer la flotte de fishing boat. Je n’y resterai que très peu afin d’éviter les gyrophares de la patrouille se rappliquant…..uh uh uh !

180 bornes en 5hr pour clôturer cette étape avant de trouver plus tard une chambre à l’hôtel Shree, juste à côté du temple principal de la ville. 1800 roupies les deux nuitées. Bien.

Un bon sieston plus tard, petit tour vers la plage sacrée juste derrière le temple avec ici une bande de pote vêtu de vert. Une des couleurs qui a fait l’objet d’une réflexion….si tu suis ? Heing ? 

 

La encore, le post-traitement est a c…  mais je n’ai rien pu faire d’autre, selon mes compétences, avec cette photo. C’est la que je me rends compte des limites de mon petit Fuji qui gère très mal le contraste fond clair sur premier plan sombre. En Manuel ou en Automatique, rien n’y fait mais on le pardonnera car ce n’est pas un pro à 2500 balles.

Puis, direction le port de pêche avec vu sur la ville, son temple et son énorme flotte à crevette. Je n’y resterai que très peu, l’épisode d’Alang me hante toujours bien que n’ayant rencontré aucune sécurité ou quelques interdictions affichées, ma curiosité a désormais ses limites. Cela dit, ce petit passage m’apprendra que tous les bateaux partiront au large pour 24hr de vacation dès le lendemain mating.

Samedi 26 Janvier 2019

A Rameswaram

«  Il y règne dans cette ville, située sur une île reliée au continent par un grand pont, à quelques encablures à peine du Sri Lanka, une atmosphère de petit Bénarès du sud de l’Inde. Tout hindou souhaite venir y prier au moins une fois dans sa vie, parce que Rama y est venu se purifier du meurtre du démon Ravana qui lui avait volé sa femme Sita. A son retour de Ceylan (le Sri Lanka), il érigea un lingam pour remercier Shiva. Résultat, un temple magnifique, autour duquel la ville s’est construite et accueille aujourd’hui un grand nombre de pèlerins… »

Bénarès étant l’ancien nom de l’actuelle Varanasi. Tu as peut être déjà vu des reportages sur ce lieu hyper spirituelle ? Sur les bords du fleuve Gange, dans le nord du pays ou tout hindouiste rêve d’y finir ses jours et d’y être incinéré ? Tieng, le lien de l’article sur l’ancien blog, avec les tofs qui vont bieng, tu click la oh !  

Au temple, je n’y rentrerai pas pour les mêmes raisons que sur Madurai, pas de photo, pas de s…tu connais la suite. Néanmoins je me rendrai de très bonne heure sur la plage, à l’arrière de celui ci, puisque la musique mélodieuse venu de ses entrailles me sortira lentement et paisiblement de mon réveil.

« Dès l’apparition du soleil, shivaîtes et Vishnouites se rassemblent sur la plage pour toutes sortes de rituels et de prières, puis se dirigent vers le temple pour y effectuer une série d’ablutions. »

Impressionnant ! Des groupes entier arrivant par paquet se déshabillant rapidement pour procéder au bain malgré la fraîcheur matinale, quelle ferveur, quelle croyance ! Avec autant de monde, il y autant de FDO pour surveiller toussa toussa.

Cette fois ci, comme tu peux le voir j’ai eu droit à mon sunrise sur la mer du golfe du Bengale avec en guise de fond, les crevettiers en partance.

Le petit déj prit à proximité (Masala Dosa, me régale), il sera temps de m’éloigner du flux de la masse pour partir à la découverte de la presqu’île que je n’avais pu visiter en 2012.

Juste un peu plus loin, je tombe sur ce groupe de pêcheur aux préoccupations beaucoup moins religieuses.

La, un monsieur d’un certain age, se charge de ramener le filé qu’il a du poser la veille depuis son radeau et c’est madame qui à la tache de dépatouiller ce gros sac de nœud.

De l’autre côté, la presqu’île poursuit son chemin sur une langue de sable avec un première halte au temple de Kothandarama

« Une allée mène jusqu’au temple qui renferme quelques statues de divinités et des tableaux représentant six scènes de Hanuman et de son armée de singes. La baignade sur ce site est considérée comme sacrée. En tous cas, le lieu est propice à la méditation, blotti entre des dunes de sable blanc et la mer turquoise. »

Une seule photo du site ou j’ai complètement zappé le petit temple, certainement que toutes ces dernières interdictions m’éloignent un peu plus l’intérêt que j’y portais ?

La route se poursuit sur un bout droit d’une 20aines de bornes jusqu’à l’ancien village…

« Lieu sacré de pèlerinage qui fut balayé par un cyclone en 1964, tout comme le train qui s’y rendait auparavant. La voie ferrée et le village n’ont jamais été reconstruits. La presqu’île est une langue de sable entre les deux océans, écrasée de chaleur. Les ilots ainsi formés sont considérés par les hindous comme les vestiges du pont construit par Hanuman et son armée de singe et d’écureuils, pour permettre à Rama de traverser l’océan jusqu’au Sri Lanka. Pèlerins se rendent jusqu’au bout du bout, et se baignent dans la mer. »

En résumé pour le côté légende, Hanuman étant le dieu singe qui aura aidé Rama à aller sur l’île du Sri Lanka, l’ancienne Ceylan, pour délivrer sa femme Sita, prisonnière du démon Ravana. On n’est bon ? Tu suis ? D’ailleurs, hormis sont passé hindouiste, l’île abrite une relique de Bouddha.…. une dent ! (tu click sur le lien pour l’histoire)

Ici, les pêcheurs sur plage qui ramènent le filet déposé en mer. Une technique simple qui n’a besoin que d’un petit bateau pour poser l’affaire en mer. En revanche, pas mal de main-d’oeuvres et d’efforts sont demandés pour la suite surtout si la capture du poisson fut abondante ?

Enfin, au bout du bout, le pont légendaire d’Hanuman.

A ma gauche la mer du golfe du Bengale, sur ma droite l’Océan Indien et en face, derrière les bus, l’ancienne Ceylan, l’île du Srilanka qui est à seulement 25 bornes.

 

Sur le chemin du retour avant de fuir le blond qui commençait a frapper sérieusement la tonsure, j’irai faire mon curieux avec la masse pour voir le résultat de la pêche.

 

Pour terminer ce super moment loin de l’agitation spirituelle de Rameswaram, un autre village de pêcheur, son approvisionnement…

Dimanche 27 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 34ème, Thanjavur

Les habitudes sont tenaces en terme de départ routier surtout quand la journée s’annonce longue en kilomètres, je gaz à 7hr du mat.

Pas de flic a l’horizon, j’en profite pour espérer le train de passage ?

Et deux heures plus tard, arrêt petit déj me régale avant d’entamer une tranche de 60 kilomètres en construction un peu difficile mais roulante.

Sur le parcours, un fort édifié sur un rocher avec son temple en contrebas me pousseront a y faire une halte curieuse puisque il ne me reste qu’environ 60 kilo a faire, je ne suis pas à la bourre. 

« Le fort de Tirumayam. Belles fortifications du XVIIè. Pas grand chose a voir aujourd’hui, à part les renforts et quelques vestiges en ruine…le village lové autour du fort abrite aussi un sanctuaire rupestre du VIIè dédié à Vishnou et Shiva. »

Malheureusement, j’ai découvert ce paragraphe le lendemain de mon passage ainsi que celui sur la micro région du Chetinnad et Karaikudi, coincée entre Madurai, Trichy et Chennai qui conserve quelques sites culturelles dont des palaces…….pffff !

Je ne suis passé qu’à quelques kilomètres de Karaikudi lors de cet itinéraire du jour, j’aurai pu prévoir d’y rester au moins une nuitée…..quelle quiche ! Dommage.

Bref, sachant que le fort ne m’intéresse pas j’irai droit au but, les temples. Dans l’un d’eux, je me déchausse avant de commencer mon tour de couillon sans que personne ne me dise quoi que ce soit sur ma tenu et le reste, j’en profite…

Au fond, le sanctuaire, je crois que c’était Vishnou puisque je n’ai pas vu le Nandi.

Retour sur la route, sur le fiiiiiiiiiiiiiiz, sur du beurre jusqu’à destination. J’arriverai sur Thanjavur après 7hrs de route et 270 kilomètres soit 38,57 km/hr de moyenne. L’hôtel Victoriyah réservé sur internet sera le bon rapport qualité/prix à 1100 roupies la nuit, confort à l’occidental, au calme et à seulement 3 kms du Big temple.

Lundi 28 Janvier 2019

A Thanjavur (Tanjore)

« Si on a le choix, il nous semble plus sympathique de séjourner ici qu’a Trichy, bruyante et moins avenante » donc acte à la dernière minute.

Il est vrai que je connaissais Trichy et le souvenir de cette grande ville pressente à l’Indienne ne m’avait pas enchanté au contraire de Tanjore, plus clémente. Il ne fut pas compliqué de modifier mes plans initiaux qui étaient de passer deux nuitées à Trichy puis de continuer ma route jusqu’à Tanjore pour y passer une nuitée.

Les deux villes n’étant distante que de 60 kms, je me suis dit que l’aller/retour depuis Tanjore pouvait largement se faire sans forcer. Je passerais donc 3 nuitées ici. Tu suis ? Sinon tu le dis heing ? Ne te gène pas…. 😛

Ce matin la, j’avais prévu de visiter le gros temple de Tanjore à la bonne heure sauf que le ciel n’était pas de couleur schtroumph mais la tendance se dirigeant plutôt sur du gargamelle et n’aimant pas trop le bougre, cela m’obligera a modifier le plan du jour. Après le Chai/Masala Dosa, je filerai sur Trichy.

Deux heures sur un parcours autoroutier monotone avant d’arriver dans le secteur des deux gros temples que je voulais revoir pour l’un et découvrir pour l’autre.

Ainsi, après la pause vitamine, je commence par la découverte, le Tiruvanikaval.

« Dédié à Shiva. Beau gopuram…sur la droite, l’admirable chariot du XVIIè tout en bois. Il faut ensuite traverser la cour pour arriver à un autre gopuram qui mène a un agréable jardin..En pénétrant dans le temple, vous verrez sans doute l’éléphant, symbole de Ganesh, fidèle au poste depuis près de 50 ans et qui bénit joyeusement les pèlerins…au fond, le sanctuaire inaccessible aux non hindous…. »

Hum, pour notre ami Dumbo, je ne suis pas sur que sa condition soit si joyeuse que ça ! Rends toi compte, prisonnier depuis 50 piges ! Toussa pour les croyances des hommes !

Bon de toute, je ne le verrai pas car je n’avais pas pris la bonne entrée ! Quiche un jour….

Je me suis retrouvé à l’arrière du temple avec deux beaux Gopurams dont l’un se trouvant dans la pénombre, m’incitera a y revenir plus tard quand le soleil lui tombera sur la tronche. Derrière la deuxième enceinte il y a le sanctuaire interdit, je n’en savais rien, mais le bon sens suspectant l’affaire demandera aux croyants de passage s’il y a moyen de moyenner ?

No sir, only hindouiste, j’ai bien failli répondre que je l’étais pour la boutade…

Bref, vu que je ne trouvais rien d’autre d’intéressant, je suis ressorti en longeant le mur d’enceinte me menant, je te le mets dans le mille, sur l’entrée principale et son chariot en face.

Je n’y rentrerai pas cette fois ci car au contraire de l’entrée précédente, il me faudra un sari pour couvrir mes jambes et pas de photos bien sur !

Direction le Srirangam tempeule à moins de 3 kms.

Alors lui, c’est the big temple du coin.

«L’édification de cet ensemble exceptionnel couvre plusieurs siècles. Entamé au Xè, les derniers apports datent de la fin du XX è ! Différentes dynasties mirent la main à la truelle, Chola, Nayak, Pondiya, Vijayanagar. Il existe 3 entrées et 7 enceintes….les trois premières sont extérieures au sanctuaire, les quatre autres situées à l’intérieur. En traversant les premières murailles, on s’aperçoit que le temple est un véritable lieu de vie qui abrite bazar, boutiques, mendiants… »

Le premier Gopuram mesure ses 73 mètres, c’est la porte d’entrée. Ensuite, il faut passer les trois autres suivantes, plus petites et ornementées différemment. Le seul point commun étant les couleurs éclatantes. Un régal !!

Enfin, celle de l’enceinte ou se trouve le sanctuaire.

La, il faut laisser chaussures et le reste ? Un vendeur ambulant venu à ma rencontre, sans aucune autre intention que de taper le bout de gras, m’indiquera que les restrictions sur le short, l’appareil photo ne sont pas à l’ordre sur celui ci. Dans le doute, il me viendra une certaine faignasserie de ne pas y rentrer pour continuer a déambuler au hasard.

 

Bah tu sais pas quoi ? Il aura fallu que je passe devant la porte Est avec son gopuram blanc bec, que je demande au gardien, assis sur mon destrier, la confirmation des infos du vendeur ?

Yes sir, no problemo, tu peux rentrer avec ton bazar mais pieds nus.

Alors me voilà, encore une fois, à l’envers de tout le monde en commençant par le mandapa, « ou apparaissent en façade, huit colonnes sculptées de chevaux évoquant la dynasties Vijayanagar (XVIè). Dressés, combattant âprement les tigres, symbolisant les musulmans avec qui ils étaient en guerre… »

Il faut marcher un peu pour rejoindre le large porche se trouvant devant l’entrée principale. Il y a pas mal de locaux faisant la sieste pour les uns ou papotent tranquillement, profitant de la fraîcheur du lieu.

De la, je me fais alpaguer par un gars devant un kiosque m’indiquant la caisse enregistreuse.

– 50 roupies pour les photos et si tu veux aller sur le view point, c’est 20 roupies de plus ?

Ce point de vue est sur le toit terrasse du porche, il donne accès à une belle vue d’ensemble. Seul regret, ne pas être dans le bon timing pour l’éclairage du soleil donnant sur les façades de ce côté ci. Il aurait certainement fallu attendre jusqu’en milieu d’après midi mais éloignement oblige, j’évite de rouler la nuit.

Rien de plus sur ce lieu car je sais que d’une part je n’aurai pas accès au sanctuaire et d’autre part, Maguy commence a tirer la sonnette d’alarme. Aie. Cela dit, sur le chemin du retour menant à la porte blancas, il aurait été sympa de visiter l’autre Mandapa aux milles colonnes, « véritable forêt absolument fantastiques » sauf que fermé et uniquement accessible pendant un festival.

Avant de quitter Trichy, retour sur le premier temple voir si le spot naturel fait son office ? Tu suis toujours ?

 

Mardi 29 Janvier 2019

A Tanjore, le temple de Brihadishvara

« Un des splendeurs parmi les édifices réalisées sous l’Empire Chola, au Xè…..à l’époque plus d’une centaines de personnes peuplaient le temple pour y servir les princes et les dieux…c’est l’un des plus grandioses qui soient, dédié à Shiva, inscrit à l’Unesco. L’ensemble impressionne par son architecture à la fois massive et raffinée dans ses détails. »

Finalement, j’ai eu le bon feeling sur le temps puisque la veille, en allant sur Trichy, le blond était sur place alors qu’il manquait à Tanjore. Ce jour, il n’est pas complètement clair mais je ne m’en plaindrai pas pour débuter cette journée de visite. Entrée gratuite puisque toujours en service auprès des croyants. Evidemment, la visite se fait pieds nus.

Deux Gopurams avant l’accès à l’enceinte principale dénotant totalement des couleurs de Trichy ou encore Madurai. Ici, on à fait dans la sobriété.

 

Puis vient l’enceinte principale et le premier porche sous lequel stationne le Nandi (taureau), le véhicule de Shiva, faisant toujours face au temple qui abrite son maître en son sein.

 

66 mètres de haut l’engin ! J’ai eu accès à l’intérieur et au rituel des prêtres sur les croyants….en short !

Tout autour du temple, il y a le cloître qui longe la muraille. Composé d’arcades décorées de fresques relatant l’histoire des dieux. D’autres sont très loin d’y songer…

Quelques temples annexe dont celui ci dédiés à Durga,

« De style Vyjayanagar, particulièrement travaillé en forme de chariots tirés par des chevaux. » ou d’éléphants !

Ici, écritures en langue Karatha datant de la fondation. Elles racontent et décrivent l’organisation des événements qui se déroulaient dans le temple à cette époque. Elles figurent à la base du temple principale.

Il est splendide ! Mais trois heures plus tard, le compte est bon pour le repos de Maguy. Plus tard, l’enchainement culturel me dirigera vers le Marata Palace Muséum.

« Musée installé dans le palais du maharaja datant du XVI è. Un vrai labyrinthe composé d’une tour de l’horloge et d’un grand patio autour duquel s’organisent les halls d’apparats aujourd’hui transformées en musée de sculptures…. »

L’énorme collection de sculptures en bronze de dieux divers est absolument magnifique, paraît il unique en Inde et très peu connue.

 

En quittant ce patio, il faut continuer dans le labyrinthe et chercher l’indication « Durbar place », c’était l’espace réservé à l’audience que donnait le maharaja à ses sujets, me semble t il ?

L’accès ne paye pas de mine mais quand on arrive sur place, l’espace décoré dénote totalement à l’image des fastes d’antan…

…et d’aujourd’hui, avec l’organisation des mariages qui ne lésine par sur les moyens d’apparats avec location de magnifiques chevaux, la voiture de cendrillon, la grande salle de réception, le décor de princesse..etc...quand on la caillasse, faut la montrer !

C’était juste derrière chez moi et le soir venu, j’ai bien entendu la fanfare sur l’avenue. Il devait certainement y avoir le futur époux sur le chwal entouré de la famille, des copains etc défilant selon la tradition mais j’étais tranquille, j’étais peinard !

Allez that’s all pour cette fois, la fin du voyage se profile à grand pas, saute zebulon, saute  !

Namasté

Le zeb

4 Comments

  1. Fred

    Cc mon poulet je vois que tout se passe bien,superbe photo le top quoi régale toi ps: les places pour misano sont commandés ✌️bises à bientôt

  2. eymard

    Salut Christophe 🙂

    Sympa ce post .
    Dommage que tu n’ai pas pris de sari orange KTM !!!!
    Un selfie en pied aurait été marrant .
    Peur peut être de s’enrhumer en ôtant le short pour mettre la tenue locale 😉
    Ok je dis plus rien j’attend la suite .
    A+
    :)hr.

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