La tournée du « Selfie Katochard » …

Hola, Hello !

Neuf mois se sont écoulés depuis la mise en ligne du dernier article. Il cloturait 3 mois d’un périple au pays des 38000 dieux et des brouettes, l’Inde. Du nord au Sud en passant par l’Ouest et un peu d’Est, c’est plus de 12000 kilomètres de routes diverses parcourus en trois mois avec pour seul moyen de transport, le scooter.

Le scooter ? Quelle idée ?!! Et la moto mythique du pays, la Royal Einfield ? 

(Pourrait me demander un motard aficionado….)

Le jeux du question/réponse, je n’ai pas trouvé mieux pour débuter ce carnet de route. Un prétexte à l’intention du nouvel arrivant sur ce blog, car toi, mon fidèle lecteur, je sais que tu n’as pas besoin de suivre le speech habituel que je m’apprête a écrire. Une forme de présentation sommaire mais qui a toute son importance pour connaitre un poco le Zebulon.

Aussi, je t’invite à zapper les quelques lignes qui suivent….je te fais signe quand on est bon.

Mon cher arrivant, si tu me permets ? J’imagine que tu es ici par le fait du hasard de recherches googolisées ? Ou par le biais de bouche à oreille ?

Avant que tu débutes la lecture de mes écrits, qui se veulent léger et sans prétention, aucune, il faut que tu saches que l’auteur de ce blog est l’heureux possesseur d’une Maguy bionique. Cet argot est le surnom que j’ai donné à ma guibole faite de carbone et autres matériels technologiques pour palier l’absence de l’ancienne, la biologique originelle ayant décidé de me quitter prématurément voila quelques années. Paix à ses cellules.

Ouais, une prothèse donc ?

Exactement ! Et avec elle, j’ai parcouru pas mal de contrées exotiques dont tu trouveras les carnets de routes par pays dédiés. Ils sont mentionnés sur la droite de ton écran tout en restant sur le blog….enfin tu vois…… 😛

Le seul problème de Maguy est que son système articulaire ne me permet pas de piloter une moto dont le changement de vitesse se fait à l’aide du pied gauche alors qu’avec le scooter, cette fonction est automatisée. On est bon ?

Youhouuuuu ! Entracte terminée ! Reprenons.

En 2018 je t’avais relaté un article sur mes premiers tours de roues en Europe (L’Autrichienne et ses débuts européens), une belle virée motarde sur le vieux continent, promise à une suite.

Nous y voila, le carnet de route sur cette deuxième expérience européenne au long cours, en Autrichienne.

Jeudi 14 Novembre 2019

Jojo l’embrouille, tu connais ?

Quelques lignes plus haut, le gars t’explique qu’il ne peut piloter que des engins automatiques et il vient te raconter ici que son voyage se passe en moto !

Mouais….

En France, la moto, qui me sert de destrier, s’est adaptée à Maguy avec l’aide d’un système ingénieux qui me permet de passer les vitesses….avec le doigt. ( Et la, je reconnais qu’il te faudrait une explication plus approfondie sur ce que je viens d’écrire mais il faut aussi que j’avance dans la rédaction de mon article … 😛 )

6hr du mating, il fait froid en terre de Provence.

1,5° affiché sur le compteur de mon palefroi chargé comme une mule, nous partons en direction de Valence, en Espagne, pour suivre la dernière manche du championnat de Motogp.

Il s’agit d’une compétition de course de vitesse sur deux roues qui se déroule autour du globe. Trois catégories de moto y sont représentées, la MotoGp étant le summun. Chacune ayant son propre championnat.

Ce sont toutes des prototypes de constructeurs Asiatique et Européen qui y développent les dernières technologies en matière de puissance, d’électronique, d’aérodynamisme mais aussi de sécurité pour les pilotes.

Les équipementiers de casques et autres combinaisons ne sont pas en reste et si de nos jours on retrouve sur le marché de l’équipement pour motard lambda, le gilet airbag, c’est qu’il a été développé dans un premier temps pour le pilote de motogp.

Pour terminer sur ce sujet, nous avons vu une très belle course de notre petit frenchy débutant dans la catégorie reine (Fabio Quartararo) finir à la deuxième position et nous promet un avenir réjouissant pour le sport moto Français. Je n’oublie pas notre autre compatriote, Johann Zarco (5), qui a ma préférence…

Lundi 18 Novembre 2019

Quatre jours passés avec mes potos autour d’une même passion, nous nous quittons vers 9hrs du mat. Les uns remontant au pays alors que le zébulon attaque un nouveau chapitre de sa passion, le voyage en deux roues.

Le temps est venu de brancher mon nouvel ami “Tomtomrider” (version moto) sur l’allume cigare, de lui demander un itinéraire “le plus court” en direction du sud et la première étape qui sera Cartagena, environ 250 bornes.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Valence est reconnue pour y avoir développé depuis des lustres l’oranger. Le climat de cette région ibérique y est largement favorable et de nos jours, le fruit issu de l’arbre est considéré comme étant l’excellence mondiale.

Je me souviens en 2017 lorsque nous étions venu pour le Motogp en cette même période, nous nous étions égaré en plein champ d’oranger grâce aux divagations d’un GPS fatigué.

Quelle fut ma surprise en découvrant ce fruit prêt à la récolte alors qu’en terre Provençal, le gel matinal faisait déjà son office hivernal. La méconnaissance de cette particularité régionale allait se rajouter à mon enrichissement culturel Espagnol.

Aussi, avant de quitter le territoire Valencien pour celui de Murcie, il me fallait marquer le coup du “Selfie katochard” devant les orangés et immortaliser un des nombreux villages rencontrés des lors.

(Def.: Le terme Katochard étant l’argot définissant un motard KTM, la marque autrichienne.)

Excellent itinéraire de l’ami électronique dont je découvre totalement les subtilités. Comment ne pas penser à mon dernier voyage Hindou, qui se déroula sans cette aide et qui aurait été fort utile par moment. En revanche, je n’aurai jamais eu le contact ou peu, de tous ces zumains locaux, tous ces échanges sympathiques….

J’arrive en cours d’après midi sur Carthagène que je décide rapidement de zapper.

La ville ayant un passé historique, mériterait un arrêt touristique. Pour autant, je ne compte pas la visiter tout comme les autres ayant un attrait culturel intéressant que je croiserai lors de ce road-trip.

Why ? 

Because que mis à part la capitale Portugaise où je me poserai 2 journées, le reste ne sera qu’enchainement de kilomètres. Le but essentiel de ce voyage étant de parfaire ma formation de voyageur au long court et de tester certaines choses pour mon futur…..rappelle-toi, le Zebulon est un pragmatique né !

Ma route se poursuit le long de la côte ou je ne ferrai qu’une vingtaine de kilomètres et après avoir passé un petit col, je découvre un horizon parsemé de serres puis un premier camping à Isla Plana ou je décide de me pauser pour la nuit.

 

Le lieu est bondé de caravane & camping car. La plus part des propriétaires sont des retraités européens qui viennent y passer quelques mois d’hiver sous un climat plutôt modéré et agréable. Ce seront les dires d’un sympathique anglophone venu à ma rencontre.

Plus tard, j’irai me faire un tour de couillon alentour avant de tester en soirée, mon matos de campeur autonome.

Total journalier : 395 kilomètres.

Mardi 19 Novembre 2019

Autre test matinal, le filtre café en silicone. Simple, efficace et écolo…..

Vers 8hr45, j’indique à mon ami routeur ma prochaine destination en lui précisant Parcourt sinueux” . Parait il que sur les Gps auto, il n’y aurait pas cette fonction ? 

Quoi qu’il en soit, une moto, s’est fait pour pencher comme il dit mon pote (si tu me lis) et pour le coup, je ne serai pas déçu de ces premiers tours de roues en Andalousie.

Décors de Western spaghetti dans le froid avec pour point de mire les sommets enneigés de la Sierra Nevada et bientôt Grenade qui m’accueillera en début d’après-midi.

J’avais prévu de trouver un camping à proximité de la capitale du Flamenco, mais la température extérieur affichée sur mon tableau de bord tout au long du road book ne m’incita qu’une envie, continuer ma route vers un lieu plus tempéré.

Et quoi de mieux que de retourner sur la côte ? via l’Autovia. (Sorte d’autoroute gratuite, limitée à 120 km/hr)

En Espagne, il y a très peu d’autoroute payante et elles sont en passe de devenir gratuite ! Ce serait une sacré utopie que de croire à ce système en France…..euh…..bon….

Donc je quitte Grenade et son magnifique massif de la Nevada enneigé pour attaquer un autre horizon tout autant surprenant que celui d’arbres producteurs d’olives à perte de vue. Viens ensuite la station balnéaire de Malaga et le camping “La Buganvilla”  qui me reçoit pour la même somme dépensée la veille soit 20 euro. (tente, moto, 1 personne)

Total journalier : 417 kilomètres.

Mercredi 20 Novembre 2019

Deux objectifs sont au programme pour cette journée.

Rallier Gibraltar puis rejoindre le circuit de Jerez de la Frontera pour suivre des essais MotoGp. Je pense trouver un lieu de dodo à proximité de Cadix non loin de là.

J’arrive en milieu de matinée devant le célèbre rocher British pour la photo “selfie-katochard”, le ciel n’est pas à la bonne…

Pour ma culture et la tienne au cas ou ?

  1. Paraît-il qu’à l’ère antique, le rocher était l’une des deux colonnes d’Hercule. L’autre étant en face, au Maroc.
  2. Il fut cédé par l’Espagne aux anglais à la fin de la guerre de Succession d’Espagne. En 1713.

Après un « Check point » étonnant au poste de frontière Espagnol (ou sont passés les accords de Maastricht ? ) j’enchaine le tour de couillon du massif sur le coté non urbanisé et progressivement jusqu’au port en découvrant les pâtés de maisons à l’aspect typiquement “so british”.

La suite se passe sous un ciel toujours plus menaçant au circuit cité ou la mélodie vrombissante des prototypes ne saura retenir mon envie de rouler toujours plus loing le temps de l’heure.

Je décide de zapper Cadix pour continuer vers l’Ouest du pays malgré les affres des éléments en cours auxquels je n’échapperai pas. 

Avant et après Séville, ce seront littéralement des seaux de flotte qui m’aspergeront sans ménagement. Je me demande quel équipement anti-pluie aurait pu me tenir au sec ?

Je termine le voyage du jour à Huelva après 403 kilomètres de route ou comme on dit chez nous, je fus négué.

Une journée qui n’est pas sans me rappeler certains souvenirs lors de pérégrinations exotiques en saison de mousson. La différence est que je passais chacune de mes nuits au sec dans une chambre bon marché des Guest House trouvées sur mon chemin.

Ce soir, mon lit bon marché sera au camping “Playa la Bota” pour 13 euros la nuitée. Je découvre alors un nouvel aspect de ma formation avec mes affaires qui ne sècheront pas ou peu mais je pense surtout aux SDF, leur quotidien ….

Comme dirait maitre Yoda, Bien de la chance, tu as ! Ne pas se plaindre, tu feras !

Jeudi 21 Novembre 2019

Où qu’il est le soleil ?

C’est après une heure de route que je me retrouve au Portugal en ayant passé le pont qui enjambe le fleuve Guadiana. Comme dans beaucoup de régions du globe, les fleuves servent souvent de frontière.

L’itinéraire du jour doit me mener jusqu’à Sagres en passant par Faro et Albufeira.

Faro ne m’a pas spécialement enchanté au contraire de la seconde nommée avec son coeur de village aux maisons immaculées, sa petite plage….bref, ça mériterait un petit séjour.

Ce n’est pas dans mes habitudes mais pour marquer le coup de mon entrée au pays, je décide l’arrêt restauration sur une tablée locale.

Après cette pause gustative dans ce lieu atypique pour mes sens, aux couleurs totalement locales, un soleil reviendu m’accompagnera sur les derniers kilomètres reliant mon point de chute pour la nuit, le camping Orbitur pour 10 euro la notché..

Ici, est le dernier lieu habité du sud-Ouest européen. Les falaises escarpées faisant face à l’océan atlantique ajoutent un air de bout du monde ou les vagues qui déferlent font le bonheur de surfeurs en guise de sensations glissantes.

Ici, ma journée a reculé d’une heure, autrement dit, le bout du bout n’est pas sur le fuseau horaire espagnol et quand il est 16hr à ma montre, en réalité, il n’est que 15hr.

Ce fait n’est pas sans me déplaire puisque me laissant plus de temps pour découvrir l’un des forts (celui se trouvant réellement le plus au sud-Ouest) qui abrite un phare guide et protecteur des marins passant.

L’autre, le nommé Fortaleza, empli d’histoires et magnifique parait il, aurait pu m’inspirer une visite mais la flemme de crapahuter après cette journée de roulage, je préféra plutôt aller jeter un coup d’oeil sur le petit port de pêche comme une attirance habituelle et évidente.

Les chats et les piafs y font bon ménage sans trop se chamailler, à l’affut de la moindre opportunité gustative.

Total journalier : 295 kilomètres.

Vendredi 22 Novembre 2019

Dernière étape avant de rejoindre la capitale du pays, Lisbonne, qui est l’objectif prioritaire depuis Valence. Le côté culturel de la cité à visiter est évident mais c’est aussi l’occasion d’y retrouver mon autre “équilibre” pour un week-end en duo….

La nuit fut agitée et des les premiers tours de roues, ce ne fut que le prolongement d’intempéries assez localisées. Vent, pluie, brouillard m’accompagneront durant une bonne partie de la journée qui se voudra malgré tout riche en découverte.

Un passage inopiné sur la côte, à Monte Clerigo, me faisant découvrir un autre environnement sous les éléments avant de poursuivre avec ses villages colorés similaires à certaines contrées d’Amérique latine. 

   

Après quelques hrs de roulage assez compliquées, je découvre pour la première fois, les “Pasteleria” pour une pause salvatrice & enchanteresse entre deux, à Santiago de Cacem.

C’est une sorte de boulangerie/pâtisserie et certaine ont même un service de restauration. Pour ma part, il sera temps de gouter cette spécialité Portuguesh, les Pasteis de nata (petits flancs)…. Me régale !

Le dernier tiers de l’itinéraire me menant à Alcacer do Sal, permettra de sécher en partie l’équipement routier car le soleil reviendu comme par miracle.

Le temps de poser mon lit au camping “Parque de Campismo” municipal pour 8 euro la nuit, je file profiter de la lumière brillante de cette fin de journée à Carresqueira.

A 20kms d’Alcacer, ce petit village de pêcheur situé au bord d’une réserve naturelle, un paradoxe, offre un joli décors avec ses pontons mis à nu lors de la marée basse. L’endroit est très calme et même si ce n’est pas le bout du monde, la sensation d’y être, seul, durant ce moment de visite ne fut qu’une réjouissance appréciable…

Quelques photos plus tard, retour à la maison ou il ne fallait pas manquer de shooter le soleil couchant sur la ville qui m’accueille.

Total journalier : 285 kilomètres.

Lisboa, intermède pour un duo touristique.

Les 185 kms de distance qui me séparent de la capitale seront avalés rapidement ce samedi 23 novembre et en fin de matinée, je me pointe à l’airport pour récupérer ma binome de coeur.

Le timing visite de cette ville est serré jusqu’à dimanche soir et pour ne rien arranger, le logement que j’ai choisi sur un site de résa bien connu, ne nous permet de déposer nos bagages qu’en milieu d’après-midi.

Un détail embêtant mais largement pardonnable puisque son tarif, son emplacement idéal entre deux et son confort furent conforme à nos attentes. Comme on dit, on ne peut pas tout avoir à moins de s’appeler Rothschild ? Pour le coup, il suffit de s’adapter aux circonstances et c’est ce que nous ferons.

Après l’aéroport, nous filons direct voir le Cristo Rei en passant par le fameux pont de la révolution du 25 avril qui traverse le fleuve Tage. L ‘esplanade qui accueille la statue religieuse de plus de 133 mètres, nous offre une excellente perspective sur l’édifice construit dans les années 60 et la rive dont nous pourrons apercevoir la suite de nos activités touristiques.

   

Une fois les bagages déposés à la chambre, le timing nous impose de gazer rapidement vers le monastère des Hiéronymites

Superbe !

L’heure avançant rapidement, nous terminerons cette journée par un petit tour vers la tour de Belem à quelques encablures puis par une petite virée nocturne dans le vieux Lisbonne à la nuit tombée.

Comme d’habitude, si tu veux en savoir un peu plus sur ces lieux, il te suffit de cliker sur les noms en surbrillances qui te dirigeront sur une nouvelle page avec l’ami Wikipédia.

Le lendemain, la moto aura droit à son « Day off » car nous déciderons d’optimiser cette journée en utilisant le service du « promène couillon avec multiples arrêts » afin de visiter le vieux quartier emblématique de la ville sans avoir à se trimballer casques et autres…

J’ai adoré cette journée de déambulation même si ce ne fut pas aisé pour Maguy. Cette partie de la ville est hyper photogénique, on pourrait y passer des journées entières à observer le manège régulier des tramways d’époque, les décorations de faïences avec goût etc, lieu totalement pittoresque.

Et malgré que la météo ne fut pas favorable surtout en cette fin de journée dominical, ce fut un excellent week-end clôturé au son d’une chanteuse de Fado !

«  Le Fado est un genre musical portugais, constitué de chants populaires au thème mélancolique accompagné d’instruments à cordes pincées. »

Lundi 25 Novembre 2019

Après cet agréable interlude, je reprends ma vie de motard baroudeur solitaire que j’apprécie, aussi, fortement.

L’objectif du jour est de rallier l’autre grande ville touristique du pays, Porto, en passant par Sintra.

J’avais vu pas mal de photo sur cette ville classée à l’Unesco de part son patrimoine architectural, ses couleurs etc qui méritait sans doute une journée de visite.

Comme dit plus haut, Rothschild, bla bla bla, je ne peux pas tout faire et il me reste encore pas mal de kilomètres a parcourir qui sont synonyme d’un budget à maitriser.

De toute façon, aucun regret au vu du temps maussade qui me persécute.

Prochain stop, Nazaré. Une ville renommée internationalement pour son spot de surf et pour les records de plus grosse vague surfée.

Tieng, d’ailleurs, voici le dernier en date

Lorsque j’arrive sur le bord de l’océan, calme ce jour là, je comprends très vite que de vague gigantesque, il n’y aura point. Le seul point sera celui de la vue depuis la forteresse, sur la falaise.

Après ça, rien de spécial sauf celui d’un trajet interminable de part la traversée d’innombrable villages et d’un environnement peu attrayant me faisant arriver à Vila Nova de Gaia, la ville opposée de Porto, en fin de journée.

J’y ai trouvé un camping « Orbitur », non loin de la plage, pour 11 euro la nuitée qui ne tardera pas a se présenter une fois la tente dépliée.

Total journalier : 385 kms

Mardi 26 Novembre 2019

De fortes rafales venteuses agrémentées d’averses multiples durant une bonne partie de la nuit, empêchèrent un repos récupérateur. Néanmoins, cela m’a permis de tester la résistance de mon habitat temporaire face aux éléments et sur ce point, je suis totalement ravi de mon achat.

Cela dit,  je commence à en avoir plein le dos de cette météo exécrable à répétition et ça ne semble pas s’arranger pour les jours suivants.

Les routes humides ne sont pas vraiment ma tasse de thé ni les taches de gazoil ou autres phénomènes glissant qui ne font que se révéler à ces occasions ! Satanassss ! 

De bon matin, je décide de changer mes plans initiaux en modifiant le road-book. Tant pis, je n’irai pas siroter un verre de vin de Porto à tablée, je n’irai pas visiter le centre ville de la citée et je ne continuerai pas la remontada vers le point culminant de l’itinéraire Ouest jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, associé à un retour en Espagne.

Mais avant de tailler la route à l’Est, je ne pouvais manquer la pose « Selfie-katochard » devant le célèbre pont emblématique, conçu par un disciple de Gustave Eiffel en 1886.

Très belle perspective qu’offre cette rive sur la ville avec ce monument qui enjambe le fleuve Douro et le vieux quartier coloré qui surplombe. Tout comme Lisboa, Porto semble autant photogénique…Cela m’aurait bien plu de siroter son vin, au soleil…vraiment ! 

Désormais, je maîtrise les subtilités avantageuses ou encore les désagréments de mon gps sauf quand le ciel empêche une captation efficace des satellites synonyme de latence du signal. Si tu vois ce que je veux dire ? Je jongle avec ses propositions de parcourt ou de la réalité du terrain.

Exemple : Quand je lui demande une route « sinueuse », je me suis parfois retrouvé devant un chemin de colline, une piste chargée de boue. J’adore la virole mais l’off road, pas vraiment. Mais encore lorsque la demande est « au plus court », m’emmenant dans des rues totalement interdites aux véhicules motorisés avec au final un retour sur la route que j’avais quitté quelques minutes plus tôt. Non mais sans dec ! Certainement le plus court mais pas le plus pratique….etc

Bref, l’outil est fort utile mais ne pas en dépendre c’est aussi bien et ce jour là, j’alterne avec autobeurk pour éviter des villages sans intérêt et routes sinueuses malgré l’humidité ambiante pour profiter de la nature environnante.

A l’heure du déjeuner, je me pointe dans une autre vallée au couleur de l’automne, celle du célèbre vin….. 

Depuis Sabrosa, on peut poursuivre par le sud jusqu’à l’autre paysage attrayant du secteur, la vallée du fleuve Douro dont on m’a venté l’itinéraire. Ce sera pour une autre fois…

Pour l’heure, je suis la route jusqu’à Bragance, dernière grande ville au Nord Est du pays avant le passage en Espagne et jusqu’à Pedralba, je bénéficierai d’un excellent road book sur route sèche ou le plaisir de découvrir des paysages diverses à moto prend tout son sens.

Quand la nuit sera déjà bien avancée, le camping repéré sur l’internet ne m’offrira qu’une porte close. Je suis à 25 bornes de Léon, en Castille et pour ne rien arranger, devines quoi ? La pluie qui me tombe sur la tronche !

Non mais sans dec ! Je te laisse imaginer mon ras le bol, surtout après cette longue journée de route. Satanas !

Je ferai bien quelques kilomètres supplémentaires pour trouver un autre soit disant annoncé ouvert, en vain. Finalement, j’improvise le plan B et l’hôtel « routier» aperçu une demi heure plus tôt s’avérera un excellent choix, au sec.

Repas typiquement Castillan à la clef avec ambiance de soirée footeuse et aficionados du Real de Madrid….

Hostal Alto Paramo 30 euro la nuit. A Villadangos del Paramo

Total journalier : 523 Kms

Mercredi 27 Novembre 2019

A l’origine de ce road trip, javais coché la case « Saint Jacques de Compostelle » lorsque je devais quitter Porto et le Portugal. La ville étant le terminus d’un long pèlerinage Catholique :

« Dont le but est d’atteindre le tombeau attribué à l’apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne). C’est un « Chemin semé de nombreuses démonstrations de ferveur, de pénitence, d’hospitalité, d’art et de culture, qui nous parle de manière éloquente des racines spirituelles du Vieux Continent » wikipedia

De là bas, je devais entamer le dernier tiers de mon voyage en empruntant à l’inverse « El Camino de Santiago » (le chemin de St Jacques de Compostelle) jusqu’à Jaca, la première ville de l’itinéraire connue des pèlerins, côté Espagnol.

Sauf que comme tu sais, j’ai du changer mes plans et aujourd’hui, je ne suis qu’a 25 kms de Léon, une ville étape qui figure sur le parcourt spirituel.  

Elle possède une magnifique cathédrale dont je n’avais pas l’intention de visiter par manque de temps mais à l’occasion de mon passage devant l’édifice, le «Selfie-katochard» me semblait évident avant d’entamer ma propre voie….sous la flotte bien sur ! De bon matin…..pffff

L’anecdote du jour

Lorsque je me pointe sur la place jouxtant l’histoire, je comprends rapidement qu’elle est piétonne à la vu des agents de la Policia me faisant signe de stopper.

« Qu’est ce tu fous ici ? »

  • Euh….c’est pas moi, c’est l’aut’ ! Par contre, je voudrai juste faire une petite photo vite fait m’sio…

Fort sympathique, ils n’y verront aucun inconvénient d’autant que l’un deux est un motard baragouinant le Français « Et sinon, elle va bien ta mob, moi j’ai le modèle inférieur…».….

La cathédrale gothique de Léon fut construite « entre le milieu du XIIIe et la fin du XIVe siècle. Cet édifice gothique très homogène est la seule cathédrale d’Espagne à avoir adopté le goût français pour des nefs hautes et élancées largement éclairées. » Wikipedia

Le voyage du jour me fera passer à travers campagnes, terres cultivées à perte de vue et entre deux, de petits villages sur le chemin comme Carrion de los Condes, qui, selon l’ami Wikipedia, serait connu pour ses monuments romans et gothiques. Effectivement, lors de mon passage éclair, j’y verrai une façade d’un monastère à l’ornementation chargée.

Puis viens la ville de Burgos qui abrite une magnifique cathédrale. Pour atteindre celle qui est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, je ne suivrai pas bêtement la proposition du Gps lorsque j’arriverai à proximité et cette fois ci, le bon sens m’orientera vers un excellent point de vue ou l’on peut admirer l’édifice depuis les hauteurs.

« Les nombreuses œuvres d’art qui se trouvent à l’intérieur en font un grandiose musée de la sculpture gothique européenne. » Wikipedia

Après, le décors change de couleur, de culture, de paysage parfaitement adapté à la libertad motarde jusqu’à ce que je décide de stopper à 40kms de Pampelune, un camping ouvert «  Iratxe » pour 16 euro la nuitée dans un petit village, Irache.

La pluie ne m’aura agacé qu’en début de matinée mais finira par me rattraper juste après l’installation de la tente et ce jusqu’en milieu de soirée.

Total kilométrique de la journée : 380 kms

Jeudi 28 Novembre 2019

Quand je quitte le camping toujours à la même heure soit 8H45, le ciel ne s’annonce toujours pas des plus joyeux avec un horizon fort encombré et ce n’est pas « El Gato » tapissé sur son mur qui me dira le contraire….mon vier !

 

A Jaca, je décide de changer une fois de plus mon plan d’itinéraire qui devait passer sur les contreforts des Pyrénées. Le froid ambiant, les pluies éparses subit jusque la et les sommets enneigés se rapprochant me faisant penser à un scénario un peu compliqué en altitude ?

Préférant jouer la carte de la sécu, je bifurquerai en direction de Huesca et c’est après le passage d’un col, vers l’autre vallée que je retrouverai enfin le soleil et une température devenue clémente.

Après Huesca, ce sera Lerida puis Montblanc et enfin retour sur la côte méditerranéenne qui m’accueillera vers 16hrs, à Salou.

Citée balnéaire bien connu pour être à proximité d’un grand parc d’attraction (Port aventura), ce n’est pas ce qu’il manque pour les campings. Je me voyais déjà siroter une blonde sur la plage….mouais ! Sauf que le secteur est sinistré pour cause de saison hivernale !

Il me faudra 2hrs pour en trouver un ouvert, le seul ? A 40 kms de Salou, après Tarragone. Camping « Arc de Bara » 12 euro la nuit.

J’ai failli vivre mon premier bivouak sauvage…

Total kilométrique de la journée : 516 kilomètres

Vendredi 29 Novembre 2019

La veille au soir, je n’avais pas vu ce détail juste à côté du camping, l’Arc de Bera datant de l’air Romain.

Je prends son passage comme un signe, celui de laisser derrière moi la météo exécrable et humide de ces derniers jours pour aller vers la clarté du soleil qui m’accompagne de bon matin !

Et si la veille, je n’ai pas voulu continuer ma route sur les flancs pyrénéens par sagesse, ce jour, Zeus est enfin avec moi pour le retour vers la montagne, ses cols et enfin ma Provence sur bitume sec.

Direction Manresa pour le ravitaillement de produits locaux avant de rejoindre Puigcerda, dernière ville espagnole sur mon périple ou je ne manquerai pas de ravitailler la mob à prix contenu.

   

Je quitterai définitivement l’Espagne après le déjeuner, un pays qui me conquis de plus en plus, en passant par Bourg mais sans madame, sur cette nationale 116 toujours autant magnifique qui serpente à travers la vallée de la Tet. Protégée par le mont Louis sur le haut et par Villefranche de Conflant sur le bas, les deux forteresses édifiées par Vauban sous Louis XIV, démontrent l’importance stratégique de la région en ces périodes révolues.

Enfin, le pic du Canigou, sommet oriental de la chaîne des Pyrénées qui culmine à 2784 mètres, surplombe le village de Prades marquant le début d’un itinéraire monotone jusqu’à Perpignan et ma Provence en point de mire.

Totale kilométrique de la journée : 626 kilomètres

Comment conclure cet article ?

Je n’ai pas été gaté par les éléments, ça, c’est un fait qui ne m’a quasiment pas lâché durant ce périple. Néanmoins, c’est aussi un point positif comme j’ai l’habitude de voir en chaque chose négative car sans le vouloir c’est ce que j’étais venu chercher afin d’obtenir réponses à mes questions…et puis comme je l’ai dit plus haut, comment se plaindre ?

Je n’ai pas pu tout tester ou même voulu par paresse mais l’expérience acquise sur ce trip me sera d’une grande utilité sur le chemin de ma prochaine aventure.

Pour le reste, que dire de l’itinéraire que j’ai décidé d’emprunter si ce n’est qu’il fut plaisant voir magnifique par endroits ? Peut être qu’il eu été chouette de pouvoir y consacrer plus de temps à certaines étapes ? Certainement !

Habituellement, c’est ce que je fais sous d’autres cieux plus exotiques ou je passe minimum deux nuitées afin de visiter en profondeur l’environnement, les monuments culturels, l’histoire etc

Mais en europe, les habitudes ne sont pas les mêmes surtout en terme de budget….

Alors au final, 5376 kilomètres au compteur en 16 jours et 11 étapes, c’est déjà pas mal  ! 

 

Cette année, mes projets hivernaux ne bougeront pas de mon territoire natal afin de préparer une boucle d’une toute autre envergure. L’aboutissement de 10 années de bourlingues par monts et par vaux, mais, c’est une autre histoire et ce sera à suivre en temps voulus 😉

Merci de m’avoir lu jusqu’ici, on se retrouve bientôt et d’ici là, porte-toi bieng.

Le Zeb…

7 Comments

  1. nancy

    ah enfin !!
    hâte de suivre le periple pour lequel tu te prépares aussi bien.

    En attendant , merci de nous voir fait partager cette boucle hivernale
    la bise

  2. Alary Jacques

    Beau voyage, un grand moment à chaque kilomètre. A moto cela doit être un rêve, j’ai fait toute l’Andalousie avec pour point fixe Cadiz mais en voiture. Inoubliable. Lisbonne est une très belle ville.

    C’est fabuleux de te lire et de voir tes photos. Merci pour ce moment de partage.

    Jacques.

  3. Michel BOUZAGLOU

    Après ce beau périple, tu as raison de faire la marmotte cet hiver parmi nous, au pied de la grotte du tonneau et du Régagnas;;;;;;;

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