La coco bienfaitrice pour éviter la figure de « Tata »…

Namaste !

Mercredi 02 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 22ème, Halebid.

Je m’en doutais un peu depuis quelques jours, je trame un truc qui me grignotte et cette nuit fut le déclenchement d’une toux incessante, m’empêchant un profond sommeil récupérateur. Je suis malade et c’est dans un état second que j’entame l’itinéraire du jour.

Dernier petit coup d’oeil sur le champ de canne à sucre au levé du soleil devant ma guesthouse, j’enchaîne à la dure, « marche ou crève ! »

Ici, l’exemple typique qu’il ne faut jamais avoir le teston ramolli et toujours adapter la vitesse en permanence selon le visuel qui vieng. Deux camions qui doublent dont un en totale aveuglette.

Malheur à celui qui ne percute pas la scène car dans le cas contraire, on pourra le surnommer par un doux euphémisme « oh figure de bouldogue, essuies toi la cheubou, tu baves ! » ou encore « oh tête plate ! Tia l’écusson Tata sur le front ! » (Tata étant la marque Indienne de camion, entre autre..).

Sortie de ce trajet assez mouvementé par endroit, il y aura itinéraire bis à travers la campagne.

Elle est belle la coquine avec son rural d’un autre temps, mais elle est aussi synonyme de perte de temps à chaque intersection sur l’itinéraire. Heureusement, les GPS locaux sont toujours d’une efficacité redoutable, l’un d’eux m’aura surpris sur la distance exact a parcourir avant de bifurquer pour les 30 derniers kilomètres « casse équipage ». (Mon vier !)

Pour ne rien arranger, une énorme fatigue se fit de plus en plus pressante au fil du trajet et les heures passantes pour se faire. Le coup de massue arrivant à grand pas.

Un total de 320 kms en 8 heures.

Sur la fin, je n’avais qu’une hâte, trouver rapidement un hôtel à destination pour pouvoir me reposer.

Quand j’arrive à Halebid, je savais qu’il n’y avait qu’une seule alternative. Hôtel Mayura Shantala, 2000 balles deux nuits. Très bien ! Le prix est attractif hors week end auquel cas, il faut rajouter 340 roupies, c’est ce que m’expliquera mon hôte.

Out ! J’entame la descente aux enfers.

Jeudi 03 Janvier 2019

Cette toux ne me laisse aucun répit dès que suis à l’horizontal, la nuit fut encore très courte.

Malgré tout, chaque prise d’automédication me donne un semblant de « je vais bien tout va bien », me permettant ce matin d’entamer ce pour quoi je suis venu ici, la visite du dernier tiers du trio magique, après Badami et Hampi. (cf carnet précédent)

Halebid & Belur

« A une trentaine de kilomètres d’Hassan, deux importants chefs- d’oeuvre de l’architecture et la sculpture indienne se trouvent à Belur et Halebid, distantes de 16 km….Le Village d’Halebid fut la première capitale de la dynastie Hoysala. On retrouve son style dans le plan en étoile et la très grande finesse des sculptures des temples. »

Trois temples au programme matinal, le premier étant juste en face de chez moi.

« Le temple de Hoysaleshera, une merveille architecturale, c’est un véritable travail d’orfèvre. Contemporain de celui de Belur, il ne fut jamais achevé, la différence ici est qu’il s’agit de deux sanctuaires accolés et reliés par une salle hypostyle. L’un des temples dédiés à Shiva et l’autre à Parvati, chacun étant gardé par un taureau, le Nandi. Des centaines de frises entourant le temple illustrent des épisodes du Mahabaharata. »

Entrée gratuite puisqu’il est encore en activité.

La finesse des sculptures, les détails sont tout simplement hallucinants de finesse. Au regard de l’ensemble et le nombre important de pièces, il n’y a que très peu d’oeuvres abîmées et c’est tant mieux pour leur patrimoine.

On m’a expliqué qu’ici il n’y a pas eu de guerres direct entre les ethnies qui peuplaient alors la fédération indienne, au contraire des autres régions du pays ou les gagnants avaient la fâcheuse habitude de saccager ce qu’ils découvraient. J’ajoute que le choix de la pierre de taille a sans doute joué un rôle contre l’altération du temps ? 

2hrs plus tard, je file un peu plus loin voir les deux autres sites du lieu, le premier étant un ensemble Jaîns à l’architecture typique.

Puis le second, toujours dédié à Shiva « plus petit que celui d’Hoysaleshera mais dans le même style, construit la même année avec le même plan en étoile et des statues d’une extrême finesse. »

Fin de matinée, l’effet du Paracétamol arrivant à son terme, une grosse chute d’énergie générale m’obligera à rentrer dans mes pénates et par voie de conséquence, changer mes plans.

J’avais prévu d’aller visiter le temple de Belur en après-midi, il n’est qu’à 16 kms mais il n’aurait pas été prudent de prendre la route dans mon état et ce même pour une courte distance. J’ai donc préféré prolonger mon séjour pour échelonner visite et automédication sous la couette.

Vendredi 04 Janvier 2019

Monté de fièvre, toux chroniques, tous les symptômes me laisse croire à une bronchite voir aigue qui touche en premier lieu les fumeurs, non sportif ou encore insuffisant respiratoire.

Ce n’est pas mon cas et d’ailleurs je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà chopé cette foutue maladie. La pollution ambiante depuis mon arrivée au pays doit certainement avoir son rôle contributeur dans cette histoire…..bref, toujours est il que je viens de passer une troisième nuit sans récupération somatique.

Dans la matinée, je file sur Belur visiter le temple de Chennakeshava. Gratuit car en activité.

« Une pure merveille dans une cour aérée. Vaste complexe construit par la dynastie des Hoysala en 1133 pour marquer une victoire sur une tribu voisine, après s’être affranchie des Chalukya de Badami. Plusieurs caractéristique de l’art Hoysala s’y retrouvent. Tout d’abord, le temple est surélevé et le plan au sol est une étoile, ce qui permet, grâce aux nombreux recoins d’augmenter considérablement la surface sculptable….ce qui fait la réputation de Bélur, ce sont les bas reliefs des danseuses, d’une très grande grâce, accrochées à la corniche en haut des colonnettes… »

 

Comme la veille, j’en ai pris plein les yeux, superbe finesse pour l’époque ! Et comme la veille, même si la campagne que je traverse est belle et méritait une déambulation à la chasse au shoot, je n’ai pas d’autre choix que de rentrer me soigner.

Samedi 05 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 23ème, Mysore.

« Le café qui fume…. » ne m’aidera pas plus dans l’éveil. Quatrième nuit d’encombrement thoracique, j’en bave.

Le trajet commençait bien, trop bien même sur un parfait bitume jusqu’à ce qu’un rappel à l’ordre, preuve du manque de concentration évidente, me fera sursauter sur le scoot ! Tel Buffalo Bill tentant de mater un chwal encore sauvage façon rodéo ……uuuuuuuuuuh ! Calmez vous !

Ce genre de tranchée, de nid de poule ou encore de satanas de gendarmes couchés qui ne préviennent quasiment jamais et surgissent d’un seul coup sous tes roues, j’en ai mangé un bon paquet depuis Delhi !

1h30 plus tard, l’itinéraire prévu du jour me fait bifurquer par Shravanabelagola pour aller voir la statue de Gomatshvara.

« Vieille de plus de 1000 ans et sculptée dans un seul bloc, haut de 17 mètres, perché en haut de 612 marches. Le beau seigneur est dénudé en signe de renoncement, son visage reste impassible aux cobras qui lui chatouillent les pieds pendant que des plantes grimpent le long de son corps. Tout un symbole…. »

Le détail qui tue, les 612 marches que j’avais complètement zappé. C’est en arrivant sur place que je me rend compte de l’impossibilité de les gravir, je suis trop muerté pour envisager une quelconque ascension. Néanmoins, c’est sans regret car de ce que j’ai pu distinguer depuis le plancher des vaches tout en essayant d’alimenter la carcasse fragilisé du zeb, la statue est sous échafaudage.

Je te mets ici une photo du site récup sur gogole.

Fin de matinée, la ville de Mysore se présente après 140 kms en 4hr soit une moyenne de 35km/hr. Le premier hôtel que je trouve d’urgence fera l’affaire, il me faut une couette et de la pénombre. Pour le silence, les bouchons d’oreille feront l’affaire.

Dimanche 06 Janvier 2019

J’émerge après plus de 20 hrs cloîtré dans ma chambre. Je me déciderai a bouger un peu pour prendre l’air malgré le physique complètement vaseux, comme un lendemain de cuite. J’imagine que l’apport important de chimique depuis ces derniers jours est la raison ?

Pas d’exagération sur ce point puisque au plus fort de la fièvre, j’ai suivi les préconisations de doses et l’alternance de molécules (Paracétamol, Ibuprofène) pour l’efficacité, toutes les 4 heures.

J’en suis au 5ème jour de traitement par conséquent je commence à réduire les prises pour ne pas risquer l’intoxication.

A ce sujet, je suis tombé en panne de médoc rapporté de France et j’ai donc sollicité une pharmacie locale lorsque j’étais à Halebid.

Comment éviter le gaspillage ? Je te l’a fais brève.

En France, quand tu te chopes un truc que tu ne peux pas soigner en automédication, tu vas voir le toubib pour avoir le bon traitement adéquat que la pharmacie fournira. Sauf que bien souvent, on va te filer plus que pas assez et c’est comme ça que tu retrouves, une fois soigné, avec pas mal de gaspillage.

En Inde mais pas que, le pharmacien ouvre la boite du médoc et il te file ce qu’il te faut réellement. Tu peux même acheter à l’unité ! Etant donné que le client n’a pas de remboursement par un système de santé public, c’est largement sensé.

En revanche, chez nous autre qui avons la chance d’être pris en charge, mis à part le gaspillage évident, cela permettrait aussi d’arrêter l’engraissement des grands groupes pharmaco sur le compte de la sécurité sociale ! C’est à dire nous, nos impôts etc, tu me suis ?

Allez, j’arrête, poursuivons…

Donc je me force a sortir prendre l’air et à Mysore, il y a un magnifique palace, un superbe marché aux fleurs…que je ne visiterai pas car hormis passer devant le palace et la cathédrale pour aller faire le plein d’essence, un petit tour de couillon suffisant avant de retourner à la piaule en séance transpiration.

Je te rajoute quelques photos de mes archives de 2012 pour alimenter cette étape.

     

Lundi 07 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 26ème, Ooty.

Ce n’est toujours pas la grande forme, j’accumule les nuits hasardeuses voir délirantes mais il faut avancer car il y a un plan de route à tenir.

Néanmoins, le fait d’avoir réduit les doses de médoc me permet d’être moins bourré de bon matin et d’apprécier l’environnement qui va se présenter au fil des kilomètres.

Un parc national, sans tigre, ni éléphant mais seulement des bambis que j’apercevrai régulièrement.

Viendra ensuite l’ascension de la montagne, laissant derrière moi la couche de pollution très distinctive en m’ouvrant la porte du ciel bleu azur d’une clarté éblouissante. Sur ce trajet il y aura eu un changement d’Etat, passant du Karnataka au Tamil Nadu.

      

Le scoot a parfaitement tenu son rôle pour atteindre les 2250 mètres d’altitude ou se trouve l’étape. Hôtel Zion international pour 2400 roupies les trois nuits.

Mardi 08 et Mercredi 09 Janvier 2019

Convalescence en douceur à Ooty.

«Cette station climatique fut fondée au début du XIXe pour accueillir le gouvernement de Madras qui voulait prendre l’air frais en été. … Le plus génial étant le voyage pour se rendre à Ooty depuis Metupalayam, en train miniature, à travers des paysages à couper le souffle…..comme les anglais autrefois et la haute société indienne aujourd’hui, vous viendrez ici pour vous refaire des globules et vous balader alentour dans un ambiance à la fois encore British et déjà assez indienne. »

Et me balader, c’est ce que je ferai pendant deux jours en alternance de repos, à travers champs de thé, routes de montagnes viroleuses à souhait, villages atypiques aux couleurs éclatantes, fabrique de chocolat (la température du coin est propice pour la conservation) et le fameux train observé dans une gare.

  

Deux jours qui auront fait le plus grand des biens à mes globules et la voie respiratoire. Comme quoi, le dicton la montage ça vous gagne aura eu son effet total.

Jeudi 10 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 26ème, Kozhikode

Je dégage de bonne heure, couvert comme quatre, pour affronter la froidaltitude sur ce trajet. Un détail qui ne trompe pas, le dépôt de givre sur l’herbe qui ne peut que confirmer le froid ambiant.

Photo étonnante tout de même quand je pense à la canicule qui m’attendra de pieds fermes dès mon retour sur les côtes de l’océan indien, quelques heures plus tard.

Cela dit, rouler 3 heures de plus à travers cette montagne ne m’auront pas déplu, loin de la. Entre forêt d’eucalyptus et champs de thé, je découvre une nouvelle espèce de primate, vêtu d’une robe noir du plus bel effet.

170 kilomètres de route en 6hr15 soit une moyenne de 26, 15 km/hr. Je change à nouveau d’Etat par la même occasion, quittant temporairement le Tamil Nadu, que je retrouverai en fin de voyage, pour celui du Kerala.

A Kozhikode, je me pose à la résidence Ruby, near hospital Mims, 1000 roupies la nuit avant d’enchaîner sur une petite visite de fin de journée sur le bord de plage…

Vendredi 11 Janvier 2019

A Khozikode

« Quasiment la porte d’entrée des Portugais sur le sol indien au XV e. Ils tentèrent bien de déloger les rois Zamorins, mais sans succès, et durent passer un accord avec eux. Récupérée ensuite par les Anglais, la ville ne garde guère de trace de ce glorieux passé. Pas plus de son activité majeure pendant deux siècles comme port d’embarquement d’épices et autres richesses à destination de la vieille Europe… »

Rien de bien folichon à se mettre sous l’obturateur mais sait on jamais ?

Tieng des moules ! Et une nouvelle façon de les déguster. Ils foutent une préparation pâteuse dans le coquillage et cuit à la manière d’un beignet…..bof !

Je passerai la journée à déambuler au nord puis au sud de la ville sans conviction, ce ne sera pas une étape grandiose. C’est sur qu’après les précédentes étapes du trio magique, la barre a été placée haute…

Samedi 12 Janvier 2019

Jour de déménagement, le 27ème, Fort Cochin.

 

Rouler au Kérala !

Je découvre depuis deux jours une nouvelle manière d’appréhender l’horizon, il n’y en a pas en fait. A travers les Etats précédent, le réseau routier est assez clair et plutôt large d’aspect entre chaque agglomération.

Au Kerala, d’une part les routes ne sont pas large et d’autre part il y a entre chaque cités en continus, des murs de propriétés, végétation très fournie etc qui empêche une vision large.

Si tu ajoutes un trafic soutenu dans les deux sens, l’ensemble procure une sensation d’étouffement, l’impression d’être dans un circuit fermé, un tunnel.

Ceci oblige une concentration & réactivité de tous les instants au risque de finir, comme mentionné plus haut, avec le sigle « Tata » sur le front.

Pour autant, j’ai droit à d’autres découvertes moins dangereuses par deux reprises dans le même secteur, une célébration ? A chaque fois, il y avait un orchestre qui précédait les éléphants.

Et puisqu’il faut donner toutes les chances pour finir ce voyage en Inde, j’inaugure une nouvelle hygiène de vie. Paraît il que l’eau de coco et sa chaire sont excellente pour l’organisme :

  • Un drainant naturel, énergisante, permet une bonne santé cardiovasculaire, permet une bonne digestion, est un antibactérien naturel, est une alliée en cas de régime, un hydratant très efficace, prévient les infections urinaires, est excellente pour le cerveau….

Ce n’est pas mon teston qui s’en plaindra au vu de la dose de chimique encaissée ces derniers jours ! Bien que je me demande s’il est encore récupérable, cherchez l’intrus !

160 kilomètres, 6 heures de route soit 26,66 km/hr de moyenne pour débarquer sur Fort Cochin. Je descendrai chez J.JANGO Homestay à 750 roupies la nuit, très confortable avec jardin. Marvin le propriétaire a fait construire deux maisons dont une qu’il met en location complète pour les touristes, idéale pour une famille ou au détail, par chambre.

Milieu d’aprèm, petit tour de couillon comme à l’habitude pour redécouvrir le lieu et l’évolution depuis 2012. Avec ici les filets chinois, vestiges toujours actif, des relations commerciales très anciennes avec la Chine. C’est l’attraction touristique principale.

Dimanche 13 Janvier 2019

A Fort Cochin

« Ce qui est merveilleux à Kochi, c’est la diversité de styles, d’ambiances, de caractères et d’architectures, avec ses chrétiens, ses hindous, ses juifs et ses musulmans…Port industriel, la presqu’île ou se trouve fort cochin est la plus touristique….s’y trouvent des édifices intéressants comme le Dutch palace, la synagogue, les filets chinois, ses églises et le quartier des épices…. »

Pas d’objectif de visite précis ce jour mis a part la chasse rituelle photographique. Cochin est une étape que j’avais bien apprécié il y a 7ans :

« Tout au long de la semaine, apres avoir visiter le quartier touristique vite fait je suis parti dans les contrées, la ou tu ne vois pas un blanc qui sy aventure, la ou le villageois vient te voir spontanément parqu’il ne comprend pas ce que tu fais ici plutot que d’etre avec tes semblables et quand tu lui expliques que tu préfères découvrir comment vivent les otoctones et dans quelles conditions, et ce sans voyeurisme aucun mais juste pour constater et rapporter ce que tu vois aux gens de ton pays, a la fin de l’echange il te remercie de ta visite avec un grand sourire…et des sourires, j’en ai pris plein la tronche toute cette semaine, j’ai fais le plein d’énergie positive.

je me suis regalé ! a tel point que j’ai reculé mon départ de 3 a 6 jours, je suis bien ici autant pour le calme qu’il y reigne que pour l’ambiance de tout les jours, et avec sakeer….

« sakeer » c’est le nom du manager de ma guest house, il a été d’une gentillesse inoubliable, « friendship relation » que je n’oublierais jamais.

Grace a lui j’ai pu conduire un rickshaw (memorable!), j’ai pu conduire la mytique royal einfield (moto), j’ai rencontré ses potes, je suis allé chez lui voir sa famille et LEUR conditions de vie (et hop ! encore une claque dans mon gueule)…etc etc »

Sur ce texte brut de décoffrage que j’écrivais avec enthousiasme, deux choses me sautent à la lecture, la première étant les nets progrès en franchich depuis lors et la seconde, 6 jours sur une étape ! Aujourd’hui, je n’y arrive plus !

Ce n’est pas pour rien que ce surnom de Zebulon me va bieng ! En voyage, j’ai la bougeotte permanente. Quelquefois, il m’arrive de me projeter sur une étape « tiens, je pourrais y rester quelques jours ? On n’est bien la tintin »

Tu parles ! Au bout de 2 jours, je tournicote tournicoton !

La guest house ou j’avais logé n’était plus du tout celle que j’avais connu, porte close et point de Saaker à l’horizon…. va savoir ce qu’il est devenu ?

Ici, un quai de maraîcher inactif ou quelques uns s’adonnent à la pêche avec un invité opportuniste.

Pour l’anecdote, il ne l’a pas bouffé, c’était un poisson Diodon. Le truc gonfle quand il est agressé et fait ressortir son armure de piquants.

Jour 2, noix de coco pour la digestion ! Me régale.

Jusqu’au couché du blond.

Un spot dont mon proprio aura eu la gentillesse de me guider, loin de la foule touristique se trouvant plus au sud.

Lundi 14 Janvier 2019

Les fishers men, le passage des gros dans le chenal et l’objectif du jour….la biennale de Kochi !

Biennale ? Kézako ? Bah tu click la ! oh !

L’évènement artistique s’expose principalement dans l’énorme comptoir the Aspinwall. Construit sous l’air britannique, ce sont des bâtiments diverses et variés réunis autour d’une immense cour qui accueillaient ou stockaient des marchandises dédiées à l’exportation. La photo du chat plus haut montre une de ses façades donnant sur un quai.

Tous les thèmes sont abordés sous toutes les formes, c’est le principe d’une biennale. Parfois certaines œuvres laissent dubitative mais c’est justement l’intérêt du truc, faire cogiter l’esprit afin de se nourrir des créativités. Encore faut il être réceptif….

Sur la photo ci dessous, des pas sur le sable, ce n’est pas une œuvre mais simplement un accès menant à un entrepôt qui alignait des squelettes. La pénombre, les piétinements, le relief du lieu ont déclenché le click de mon Fuji avant la figure de boulldog.

D’autres expos se trouvent ailleurs, du côté de la rue des épices par exemple ou il y a des quantités d’entrepôts donnant sur l’eau. Les bateaux venaient y débarquer ou le contraire les marchandises il fut un temps. Témoignage architectural d’une cité alors à son apogée commerciale.

Ainsi je découvre dans un comptoir à poivre, l’oeuvre de cet artiste qui à première vu n’évoque pas grand chose si ce n’est l’exposition de miniature en porcelaine sous une longue verrière. Mais en fait, il faut se pencher pour regarder plus en profondeur avec le jeux des reflets et découvrir « Metropolis »

      

3ème jour, une coco pour le cholesterol !

Pour clôturer cette journée, ces pêcheurs avec leur patience qui ne cessent de ramener dans leur filets des déchets. Ils passent leur temps a dépatouiller et quelquefois une maigre prise viendra fournir la besace.

Un énième paquebot croisiériste quittant le port pour je ne sais quelle destination et enfin la gueule de ces deux frères sympathiques dont l’un est artiste, je te laisse deviner de qui il y s’agit…

That’s all pour ce carnet, à la prochaine et d’ici la :

Namasté

Le zeb

 

3 Comments

  1. Eric V.

    Et bééé, ces sculptures sont vraiment très belles.
    Bon fait attention à toi, régale toi bien avec le jus de coco et à bientôt

  2. eymard

    Bin mon « coco » tu en as bavé ,
    mais ta détermination Zébulonesque t’a fait tenir bon .
    Au fait tu ne parles jamais de tes arrières ,
    pas d’escarres !!! 🙂

    V
    :)hr.

  3. Fabienne

    Encore un beau panel de couleurs, d’ambiance, et que la nature est belle !
    pense à te reposer un peu copain quand même !

    allez hop, à la suite -:)

    biseeeeeeeeeeeeeeeee

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