Sur les traces d’el comandanté…

Hola cher lecteur zebulesque !

Je t’annoncais lors de mon dernier carnet de route Thailandais, mes intentions d’aller faire un tour sur le nouveau monde,

hé bé voila, j’y suis allé….et mon trip d’un mois c’est terminé le 04 Mars dernier.

Je n’ai pas eu internet durant tout ce trip, du moins, pas suffisamment pour te compter chaque semaine un épisode de mes aventures. Maintenant que je suis rentré en Provence, l’heure est venu de te compter ce carnet de route au pays de « la révolucion » , des Cigares, de la salsa, du rhum… Cuba.

Prologue

Pour envisager de visiter l’Amérique du sud dans les années a venir, il me fallait une première expérience « douce » pour débuter. Cuba me semblait avoir le bon profil pour trois raisons.

  • L’ile, n’a pas la réputation sulfureuse & violente dont ses voisins direct (Venezuela, Mexique, Honduras…) se voient malheureusement catalogués, c’est donc apparemment un pays « safe » (sécurité).
  • Elle bénéficie d’un riche passé culturel et historique.
  • Avec le réchauffement diplomatique d’avec son autre voisin direct, suivez mon regard, j’ai pensé qu’il serait peu etre judicieux d’y aller maintenant avant que le décors ne soit modifié par le clown et son grand Mac d’ho-rmones (entre autre).

En septembre dernier, cette programmation était pourtant mal barré. Le prix des billets d’avion etant carrément prohibitif pour ma bourse,  je m’étais alors reporté sur deux autres pays moins chéros, la Colombie ( oui je sais je sais…) ou, sous les conseils d’un ami backpaker (qui se reconnaitra),  l’Equateur ?

Pour autant, je n’avais pas laissé tombé ma primara idée. Mon oeil de fouine scrutant régulièrement les moteurs de recherches.

Bingo ! En décembre je me suis dégoté un tarif beaucoup plus attractif (300 balles de moins) pour la Havana.

Le billet en poche, ne restait plus qu’a booker une adresse ou pioncer des l’arrivée sur l’ile, commander le visa en ligne, prendre quelques infos de-ci-de-la et voir ce que je pourrais faire sur place, mais  surtout, apprendre un poco la langue locale que je ne connais quasiment pas, hormis quelques mots comme : cerveza (ma fois), gracias, por favor…

Pour ce faire, je me suis inscrit sur un site internet (très pédagogique), l’achat d’un bouquin initiatif et bien sur, un dictionnaire (papier) portable.

Sinon, pourquoi l’Amerique du sud  ?

  • Depuis 6 ans que je tourne en Asie du sud,  du sud-Est, je connais (sauf la Birmanie, le Pakistan, le Bangladesh, le Boutan et les Maldives),  j’aimerais aller explorer un peu plus à l’Est, je pense à Taiwan, le Japon, à la Corée du sud. Le hic, c’est qu’il y fait autant froid en hiver qu’en France, de plus, le budget backpaker prend une claque…. mais je ne laisse pas tomber l’idée.
  •  Autre option, aller visiter les pays cités ci dessus que je n’ai pas fait ?
  • Néanmoins, il y a des trips en mob auquel je pense de plus en plus (Inde, Vietnam)….. 
  • L’Afrique ne me branche pas des masses, peu être Madagascar un de ces quatre ? .
  • L’Australie, la NZ, les US ? why not, mais la encore, le budget est équivalent à un voyage européen, autrement dit, cours séjour, 

Reste le nouveau monde version Cristobal Colomb. Mélange de colonies, d’anciennes civilisations, d’ethnies, de coutumes, de temples etc etc des pays très riches culturellement ajouté à cela des paysages magnifiques et qui pratiquent globalement la même langue, alors ma fois…

La langue Espagnol, c’est aussi pour ça que je veux partir de ce coté ci du globe. Apprendre le 4eme idiome mondiale et parfaire mon bagage linguistique de backpaker.

« Les revers de la médaille »

Moi qui est l’habitude de la mentalité « zen » asiatique, j’ai une certaine réticence avec celle de l’Ouest, plutôt violente dans certains pays.

Cependant, les mauvaises expériences que j’ai pu lire, ne peuvent pas être généralisés et l’Amé-sud n’a pas le monopole de cette violence, loin de la…..

L’autre différence avec l’Ouest hispanique est qu’apparemment, le cout des logements y serait beaucoup plus élevé que ce que j’ai connu, Cuba n’y échappe pas. Autrement dit, les 6/15 euro payé pour une chambre de guesthouse, de l’inde jusqu’aux philippines lors de mes précédents trip…. il va falloir oublier.

Enfin, pour terminer ce prologue à rallonge….

  1. l’Amé-Sud est un passage obligatoire pour tout bon backpaker avide de nouveaux horizons et d’enrichissement personnel.
  2. Finalement, de point vue budget, j’ai beau tourner la question dans tous les sens mais si  je veux élargir les choix de sujets photographiques all over the world, il va falloir faire des sacrifices financier et réduire les durées d’expat.

Cela dit, le jackopot FFJ réglerait toutes ces interrogations financières d’un coup d’un seul, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaallez !

Mercredi 03 Février 2016

Il me tardait.

Je quitte ma région avec deux vols opéré par la compagnie Iberia depuis Marseille, un stop à Madrid, pour une durée totale de 14hrs de trajet.

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Il est 20H, (02hr du matin en France), Aeropuerto la Havane, prononcez, « la Habana » lorsque je pointe mon nez a l’immigration cubaine.

Un petit airport, qui me fait penser à celui de Katmandou, qui n’a pas souffert du modernisme consummérisme « destructif » des grandes places mondiale….

Une fois passé l’immigration et récup mon bagage, je file changer du fric au comptoir d’une banque, juste en sortant de l’airport. (pour toi, le lecteur qui envisage le trip, ne changes qu’un minimum, le taux n’est pas avantageux, il vaut mieux attendre le lendemain et changer dans une banque du centre ville)

OUF , la queue ! Je me suis bien sagement rangé dans le rang d’oignon mais au bout de quelques minutes d’attente…. mon vier !

Il y a un gars de la sécu qui gère le bordel, je vais le voir en passant devant tout ce monde et même si je « no hablo espanol », il comprend très vite en voyant Maguy, que j’ai besoin de passer rapidement…olé !

Le taxi (officiel, jaune) qui m’emmènera à la « casa particulars » (guesthouse) parle très bien l’anglais. Durant les 30kilo qui séparent la ville de l’airport cela me permettra de converser et de constater que, finalement, mon anglais n’est pas si maufé.

  • le cout du Taxi est de 25cuc (24euro) non négociable, ce qui confirme ce que j’avais lu.

Au fait :

A cuba, il y a deux monnaies. Juste pour compliquer un peu les choses;

  • Le CUC (peso convertible), celui dont les touristes se servent generalement car il est indexé sur le dollar soit 1cuc=1 dol.
  • Le CUP (peso national), monnaie de «monopoly» soit 25 peso=1 dol.

22hr, me voila a l’adresse indiqué « calla Barcelona n°58 » à la Casa Barcelona, chez Loly et Nina.

De tous les mails que j’ai envoyé aux « casa particulars » pour une résa de chambre, c’est la seule avec qui j’ai eu de bon rapport, il faut dire aussi que Loly parle anglais….

Les casas particulars sont des guesthouses, des chambres chez l’habitant sauf qu’ici la dénomination « guesthouse » prend tout son sens. En asie, les guesthouses sont généralement organisés et construites un peu comme des hotels, sans le service de chambre. Ici, ce sont des appartements ou des maisons, dont les proprios louent les chambres vacantes qu’ils ont.

Le petit dej est généralement proposé ainsi que le repas du soir.

La casa que j’ai choisi a deux avantages, l’un est de pouvoir échanger en roosbeef et le second, idéalement situé entre le vieux quartier et le centre de la Habana.

Elle est composée de 6 chambres répartis sur deux niveaux,  avec un grand patio au centre.

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Loly me fera payer 27 cuc la nuitée, petit dejeuner compris, alors qu’elle m’avait annoncée 30 cuc par mail….

A 23hr (5hr du mat au pays de Pagnol) je me couche enfin, je suis mortibus.

Jeudi 04 Février 2016

Au petit matin, en attendant que le café fume, je me file sur le balcon qui donne sur la rue Barcelona, pour commencer a me familiariser avec ce nouveau pays.

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On y voit le « Capitolio » (en restauration)…qui est la réplique a échelle inférieure de la maison blanche.

Bueno,

Que vais-je faire ?

Evidemment, la première idée qui me vient à l’esprit est de louer une brêle ?

Même si je sais d’ors et déjà que cela va être compliqué et que je ne pourrais pas voyager comme à l’habitude, c’est à dire «on two wheelers »….. (snif)

La deuxième etant d’aller chéquer un billet de bus pour ma prochaine destination.

Voici mon plan de route pour la suite du périple après la Habana? 

  • Cienfuegos
  • Trinidad
  • Santiago de cuba
  • Baracoa
  • Santa clara
  • Varadero
  • Vinales ?
  • premier jet

Rien de définitif, je sais juste qu’en ayant survolé mon guide du routard & consors internet, mon plan de route se dirige à l’Est mais je sais aussi que les distances sont conséquentes… le pays n’est pas une ile riquiquite.(plus de 1300kilo d’Est en Ouest)

En prenant le désayuno (ptit dej; pour les petits appétit, il y a de quoi tenir jusqu’au soir), mon hote vient me voir pour m’indiquer ce que je peux aller visiter en passant par tel ou tel endroit, ce qu’il faut faire ou ne pas faire et pi surtout, un bon petit tuyaux qui peut intéresser certaing.

J’avais l’intention de me rendre en taxi à la gare central des bus, dans le quartier du Vedado, qui est assez loin d’ici, pour prendre un ticket de bus de la compagnie Viazul. Elle dessert toute les grandes cités du pays et c’est une compagnie fiable. 

Loly, me dit que ce n’est pas la peine et me dit d’aller voir l’hotel de luxe «  Engleterra », juste a coté du « Capitolio » , qui n’est qu’à seulement 5mn de marche depuis la casa.

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 Il y a un bureau inside qui propose des tours de voyage, Rent car et ticket de bus avec la compagnie Transtur, c’est l’autre  compagnie fiable mais qui dessert moins de destination.

 Le cout du billet de bus pour Cienfuegos, une ville à 256kms,  est de 22Cuc. Chek !

 Pour le scooter ?

A pied tu marcheras, Maguy tu supporteras, la béquille t’aidera, en baver tu devras, mais c’est le jeux ma pauv’lucette ou plutôt, saute saute saute ptit zebulon….

Je n’en ai pas trouvé.

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La Habana, une ville musée ambulant.

Hier soir, lors du trajet de l’airport jusqu’àu centre ville, j’ai pu commencer a voir bon non nombre de caisse américaine d’une époque révolue.

Je ne vais pas faire un pata caisse sur le pays, mais, à moins d’être totalement inculte, je pense que tout le monde connait un peu l’historique du pays concernant sa révolution, non ? si ? hein ? oh ! ha ? beuha !

Lorsque le combat révolutionnaire de Fidel Castro et ses sbires dont le célébre « ché » a pris fin au début des années 60, les amerloch ont du déguerpir rapidos, voyant leur petit paradis de débauche prendre fin, peuchère, ils ont du laisser derrière eux tout leur biens, capitaux, casino (mafia) et bien sur, les automobiles.

Venir à Cuba, pour un amateur de BAR (comprenez Boite A Roue, language de motard) du pays de l’oncle Sam, des années 50/70, c’est comme la caverne de « flamby » et ses 40 voleurs, autrement dit, Ali Baba et….mais keskej’dis moa !

Je préfère te prévenir des le début de ce carnet de route à Cuba, des photos de ces bagnoles, tu vas en bouffer à toutes les sauces.

Mais si tu es amateur, comme mezzigue, cela devrait te plaire.

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Je pense que ces BAR ce transmettent de génération en génération. Pour la plus part, elles ont reçu un nouveau moteur (diesel, toyota, mercedes, lada… ) beaucoup plus économique que les gros V8 originaux surtout en pleine crise d’embargo ! Pas mal de restauration de bric et de broc pour celles qui ce sont reconvertis en taxi.

D’ailleurs, très peu de transport en commun à la Habana.

Pour d’autre, bien clinquante et dans un superbe état, servent de « promène couillon », faisant faire un tour de ville aux touristes pour le cliché.

De ce que j’ai vu, à l’heure ou je t’écris ce carnet de route

  • DODGE
  • CHRYSLER
  • CADILLAC
  • PONTIAC
  • FORD, thunderbird
  • CHEVROLET, Bel Air
  • BUICK
  • PLYMOUTH
  • MERCURY
  • J’en oublie certainement.

Un vrai n’enfant au pays des merveilles que j’’etais !

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Apres le billet de bus, je m’en vais en direction de « la Vieja »

« inscrite au patrimoine mondial….

Visiter la vieille ville, c’est voir des vieilles pierres évidemment mais c’est surtout capter des instants, des regards, des scènes de vie. Une rue banale devient magique quand, dans le halo d’une lumière matinale, une classe d’enfants dans leurs petits uniformes envahit le trottoir, lorsque quelques mécaniciens s’affairent au chevet d’une Chevrolet 1954 ou quand les commères  s’interpellent depuis leur balcons….

Sur le plan architectural, c’est un témoignage unique de la période coloniale espagnole, l’un des ensembles les plus riches d’Amérique…..Dans Habana Vieja, derrière des façades fatiguées, ça bouge, ça remue, ça vibre intensément, Le nez en l’air, vous découvrirez des centaines de détails pittoresques….Les régions d’Espagne ont exporté leurs styles…..Quatre siècles d’architecture coloniale »

Pour le reste, avec l’ami wiki : Par ici 

Mais assez parlé, voici le reste des photos du jour

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Je rentre à la casa, il est 17hrs, j’ai bcp bcp bcp marché !

Assez pour m’infliger une blessure (Maguy), ca commence mal !

Ajouté à cet état, le décalage horaire me file une claque derrière la testass, aussi, à 18hr, la sieste récupération se terminera en dodo jusque 4hr du mat…

Vendredi 05 Février 2016

Deuxième jour de visite.

Aujourd’hui, va falloir que je ménage Maguy car la blessure de la veille est mal placée. Heureusement, les 14 hrs de repos que je me suis imposé ont permis de limiter la casse.

Aussi, ce matin je prends mon temps pour décoller et j’en profite pour me renseigner auprès de Loly a propos de mes choix de visite sur l’ile.

  • Si le nombre de nuit/étape, correct ?
  • Si cela vaut le coup ? 
  • Si la compagnie de bus dessert facilement les étapes ?
  • Si elle a des bons plans (Casa ?)
  • et avec des si on coupe du bois….Etc etc

Le programme du jour est d’essayer d’aller jusqu’au « Malecon » et de visiter un poco le « centro Habano »

« Incontournable, au propre comme au figuré ! Depuis son aménagement par les Américains au début du XXe S . Cet épais remblai long de 7km protège la ville des assauts de la mer. Et dieu sait si les vagues peuvent être violentes dans la région.

Le Malecon est sans doute le plus beau symbole de la ville ….lieu romantique, lieu de fête, de rendez-vous, de réverie, le Malecon est tout simplement un lieu de vie…

Il n’a rien d’esthétique en soi, il est très large et semble toujours assez vide comme flottant dans des habits trop grands. Beaucoup de ses immeubles, dans la partie Est, ont du être abattus pour cause de dégradation irréversible cela lui donne un petit air de Beyrouth…. »

Pour y aller, depuis Barcelona, je dois retourner au Capitolio et de la, partir au nord par l’avenue du Prado.

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Dans la nuit, il y a eu tempête (pluie) et lorsque j’arrive sur le Malecon, la mer est pour le moins agité. Je découvre qu’effectivement le lieux est surdimensionné au vu du trafic routier. Il n’y a que tres peu de BAR qui passent par la.

J’apprendrais, une centaine de mètre plus loin, que c’est en parti à cause de la tempête et le déferlement des vagues, qui occasionnent pas mal de rincé sur le littoral, que les voitures ne s’y aventurent pas.

Un gars vient à ma rencontre lorsqu’il me voit shooter les batiments, qui sont en apparence réhabiliter,

  • Donde vienes ?
  • i soy frances but no hablo espanol, lo siento
  • (mouarf ! le mix espagnol/anglais….mais je n’exagère point)
  • ah mais tu es francais ! je parle un peu
  • sans dec !

Par expérience, j’ai plutôt tendance a me méfier des locaux qui parlent ma langue…. c’est synonyme, en tout cas bien souvent, de tromperie, de rabattage, d’arnaque.

Donc méfi.

Mais la, bizarrement, je ne me sens pas autant méfiant.

Apres un peu de dialogue sympathique, (c’est lui qui m’informe l’absence de mouvement BARiste) il m’invite à voir ou il habite, dans le batiment, refait a neuf….de l’extérieur. (le batiment rose)

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J’avais vu un doc sur la chaine Arté, sur le « pourquoi du comment » des gens qui vivaient dans ces immeubles étaient arrivé la lors de la révolution, mais surtout dans quel état pitoyable était devenu leur logement après toute ses années d’embargo.

Le gars, d’une cinquantaine d’année, me dit que toute la partie inférieur du bâtiment lui appartient, avec sa sœur, ou autrefois son père, son oncle y vivaient, il est la depuis sa naissance donc.

L’apparence de l’immeuble à l’extérieur n’est en fait qu’illusoire, pour le cliché photo touristique, car l’intérieur est dans un état déplorable. C’est ezatement ce que j’avais vu à la teloch.

Nous tchatchons sur leur conditions de vies. Son job, comme il l’appelle, est de faire de la récup de recyclage qu’il stock dans son rez de chaussée.

Puis, arrive son beauf.

A ce moment la, l’analyse de la situation est rapide, je suis dans un lieu ou il y n’a qu’une issue de sortie et qui se trouve à une vingtaine de mètre, je suis entouré du gars, de sa soeur et de son beauf. Ils savent très bien que j’ai du pognon, mon appareil photo (pognon egalement), je ne les connais pas….

Ni une Ni deux, j’invite mon hote temporaire a retourner sur le trottoir, à l’exterieur du bâtiment.

J’arrive dans un pays, qui sur le papier est « safe », mais dans les faits ?

Des fois, jte jure …. j’ai moi aussi un coté naif….

Nous continuerons a converser quelques peu et avant de le quitter, il me demandera un service. De revenir le voir avant de quitter le pays et de lui donner tout ce qu’il pourrait lui être utile (shampoing, dentifrice, t- shirt….) car pour eux, c’est toujours des économies…tu m’étonnes !

Retour de baton dans la figure, zeb, encore un !

Sur le fond, la révolution n’était pas une mauvaise idée, surtout après la dictature de Batista, mais la réalité qu’en a fait Castro en est toute autre, le pays compte énormément de misérables.

D’ailleurs, celui ci en a profité pour modifier la couleur de son sang en azul » (bleu). Un peu comme nous, depuis notre révolution qui a chasser les royaux pour en mettre d’autre….. (Comprendé ?)

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Apres le Malecon, je remonte sur l’avenue Italia qui devrait me faire rejoindre Barcelona et le Capitolio, plus haut.

Maguy tient le choc, il faut dire que je prends le temps aux temps, j’ai le temps, en mode escargot, je bave sur quelques jolies filles croisé de part la, avec multiples poses….. euhhhhhhh

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Quand je te disais plus haut, qu’il faut se méfier des locaux qui parlent l’anglais ou voir même ta langue, ce n’est pas pour rien.

Je me suis fait accoster plusieurs fois.

Au début, c’est du très poli, mais très vite ça part vers du rabattage pour te vendre du cigare, a tel endroit, la ou il ya le festival de la salsa et le méjor mojito  « oh ! tu ne savais pas qu’ aujourd’hui c’est le festival national de la salsa ? vient je t’emmène…. »….. wesh wesh !

Technique d’arapède parfaitement bien rodé et usé, ils savent faire. chapeau !

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Milieu d’aprèm, j’ai assez marché….

Je ressortirais plus tard pour aller me boire un Mojito……puis deux, juste a coté de chez moi. Un lieu que j’ai découvert par hasard dont le boss est un franchich, un basque.

Chuis reparti déchiré !

Ici, le mojito est servi en trois quart de rhum (le Havana club), menthe, sucre et un quart d’eau pétillante.

Une bouteille de Havana club ne coute que 6 euro contre 18 en france.

Finalement, en cette fin de journée, Maguy se porte mieux, on dirait que la blessure ne c’est pas aggravé….en même temps, ca fait 26 ans que je gère le truc.

Demain, j’entame le début de mon tour.

A suivre….

 

 

 

 

11 Comments

  1. Philou

    Merci pour le partage mon poto.
    Toujours un plaisir de lire ton style bien particulier…
    Et tes images sont (komdab) sublime !

    À très vite pour la suite…

  2. Michel

    Après demain, le 11 mars, un copain de rando part à Cuba,,,,je vais vite lui faire suivre ton post ; il lui sera certainement très utile, beaucoup plus que les info fournies par les agences de voyages.
    C’est toujours un plaisir et un régal de te suivre à travers les pays que tu visites.
    Nous venons de rentrer de Floride, Louisiane, Missisipi, Alabama, puis croisière depuis Miami dans les Caraïbes.
    Bises de nous deux et si je passe devant chez toi,,,je m’arrête

  3. Jack

    Merci, bonne idée que ce blog. Je ne suis jamais allé à Cuba, mais tu as eu raison d’y aller vite avant que les copains de Donald Trump envahissent à nouveau le terrain.
    L’accostage par les autochtones me rappellent la Pologne avant Solidarnocs, on se fait avoir à la sympathie et soudain au détour d’une rue on se retrouve entourés par des amis et la famille…on ne peut pas leur en vouloir vraiment vu l’état de manque dans le quel ils se trouvent, être sur ses gardes. Mon fils aîné est allé en Colombie et au Vénézuela, c’est la même chose, mais il m’a dit que c’était aussi facile de se faire arnaquer que de se faire des amis.
    Bonne route, et comme d’hab si tu passes par là…

  4. Eric V.

    Hola amigo voyageur 😉

    Je suis content de voir que ce premier contact avec « l’ouest » a eu l’air de te plaire. J’ai hâte de lire la suite et de voir tes autres belles photos.
    A bientôt

  5. Alain

    Salut amigo,
    On s’est croisé à Santiago et on a même dormi sous le même toit, partageant petit déj et moments de vie …. Si tu as encore un trou de mémoire, je suis le mec de Gardanne qui vit à Nantes (ça c’est du lourd ;-)) et le monde n’est pas si grand ami voisin.
    Sympa de voir ta prose et tes images, j’aime beaucoup les deux, ton regard et ta sensibilité. Pour l’instant, je retrouve entre tes lignes, l’odeur et les couleurs d’Habana, de Cuba, c’est bon. J’attend la suite avec impatience.
    Corinne se joint à moi pour te claquer une bise
    A plus

  6. Toujours beaucoup de plaisir à te lire et content que nos routes se soient croisées, afin de partager quelques communes passions. A +. Roy

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