La gourmandise est un joli défaut….et ouais !

Hola amigos !

« Les voyages sont le printemps du cœur » ou comment commencer un énième carnet de route par un proverbe Hindi en ce mois de décembre 2017 .

L’inde ! Ca mijote ca mijote….

Mais chaque chose en son temps car d’abord, le pragmatisme du capricorne continue ses plans sur la planète bleue, à l’Ouest, sur le continent Amerloch.

Et quand je parle de pragmatisme, c’est bien évidement à Maguy que je pense.

A toi, cher nouveau lecteur qui arrive sur cette page et qui ne me connais pas, (pour les autres, ce n’est qu’une piqure de rappel), le but de mes voyages étant d’être en totale autonomie de mouvement, d’où le titre de mon blog « On two wheelers ».

Sache qu’au pays de l’Aioli (prononcez avec l’accent) je suis motard accompli mais avec une moto équipée selon le handicap de ma guibole.

De fait, à l’estranger, je n’ai pas d’autre choix que de louer, voir acheter, un scooter ou engin similaire automatique pour vivre pleinement mes aventures un peu folles quelques fois…puisque je ne peux pas piloter de moto normale.

Autre précision que je te dois, il faut lire Maguy et non pas Maggie du diminutif d’une célèbre libéraliste « Britishoize », et elle n’est pas une randonneuse par définition, l’autre ayant rejoint les cieux, enfin, les deux, même….euh….tu suis ? bref, c’est une prothèse 😉

Revenons !

Depuis mes envies d’ailleurs, il est relativement easy de louer un scooter en Asie de manière générale mais quand est-il en Amérique ? Et bien, d’après l’internet, ce n’est pas aussi répandu voir même inexistant.

Cela fait trois ans que je mijote ce continent et d’après mes recherches, le Chili serait le pays qui présente la meilleure option pour un achat d’occasion. La location, ne m’étant d’aucune utilité selon mes projets. Un peu comme la boucle Vietnam/Cambodge/Laos comptant à mes actifs de Jobastre et ses 12000 kilomètres parcourus en trois mois, si j’avais loué la mob cela m’aurait coûté une blinde. (quelle aventure qu’en j’y repense…)

Alors, il va ou, y fait quoi le Zeb ?

Non, je ne vais pas au Chili, je l’ai dis, je suis un garçon pragmatique (j’l’aime bien ce mot) avec des idées bien précises. L’objet de ce second trip chez les hispaniques après l’ile de Cuba est de continuer à m’acclimater a une culture, une mentalité, une langue que je ne connais pas avant d’envisager la suite sur un troisième volet.

Je vais donc parcourir trois pays en bus et essentiellement à pieds pour le reste mais si je peux louer un scoot ponctuellement ? va savoir….

Mercredi 13 Décembre 2017

« Les voyages sont le printemps du cœur » donc…

Pardi, quand je quitte ma terre provençale de bon matin, il fait -3 degrés ! Mais je sens déjà le cœur se réchauffer de palpitation typique lors de chaque grand départ vers l’inconnue….

Sortir de sa zone de confort est toujours un défi en soit mais une fois la machine lancée, on y est bien…..aussi.

16 hrs plus tard, Aeropuerto Lima, Pérou, Bienvenudo.

Et ce trip commence bien puisque mon bagage est resté à Amsterdam. Je me retrouve sans affaire de toilette, de rechange mais surtout sans affaire « technique » pour Maguy. Heureusement, en bon backpaker avisé, j’ai toujours un minimum dans mon sac Photo car un bagage qui n’arrive pas à destination, cela peut arriver. Finalement, je ne suis pas tellement étonné de cet imprévu puisque mon vol de correspondance en hollande était ric crac, j’ai du « courir » pour chopper mon vol long-courrier.

Un taxi plus tard, je débarque à la guesthouse que j’avais pris soin de réserver deux semaines plus tôt.

Casa Del Mochilero
Cesareo Chacaltana 130, Miraflores,

(tof d’illustration prises de jour)

Ou je me verrais offrir une savonnette ainsi qu’une serviette de toilette. Gracias !

Chambre sommaire mais bien, sdb partagée, pour 180 Sol les trois nuits (42 euro)

Jeudi 14 Décembre 2017

Me voila donc au Pérou, en terre inconnue mais pas comme chez Lopez et son émission « bobo » bien dirigée ou digérée c’est selon, je n’irais pas vivre chez les autochtones, ancêtres des incas et autro tribu se trouvant dans la cordillère des Andes.

Non, je n’irais pas visiter le très célèbre « Machu Pichou », cités antique ou l’accès demande pas mal d’effort physique. Il parait ? Même si je suis volontaire dans mes ambitions un peu folles, je sais surtout que Maguy a ses limites évidentes. A regret mais bon, je suis déjà chanceux de pouvoir marcher.

Non, je n’irais pas visiter le très célèbre lac Titicaca, le plus haut perché au monde, 4000m il me semble ?

Non, je n’irais pas visiter tous les autres sites intéressant dans cette partie sud du pays, car ce n’est tout bonnement pas sur ma route, mon trajet et comme les distances sont assez longues et comme je ne veux utiliser entre chaque étape que le système Bus, pour limiter l’impact « carbone » ….

Cela dit, cette partie sud du pays fera l’objet d’une autre expédition a n’en pas douter.

Enfin, pour tout te dire puisque ta curiosité se fait sentir, voila le déroulement du voyage.

Après la capitale, ma route remonte vers le nord, puis ce sera la traversé de l’Equateur et pour finir, celle de la Colombie jusqu’à Carthagène ou j’ai booké mon vol retour pour Marseille le 31 Janvier 2018 .

Mais pour l’heure et j’ai envie de dire comme d’habitude, je débarque dans un pays en me disant, et maintenant, je fais quoi ?

Alors oui bien sur, avant de quitter ma terre natale, je sais a peu près ce que je veux faire dans les grandes eaux, en même temps, je suis plongeur scaphandrier….euh, mais de manière générale, je boss toujours mes itinéraires quand j’arrive sur place et c’est donc le cas d’aujourd’hui avec l’aide du « guide du routard » .
(Qui m’a été gracieusement offert par l’enseigne du même nom, pour mes quelques tuyaux de mise a jour lors de ma dernière virée au Laos (Angéla quand tu me liras a ton retour, merci encore)

C’est comme ça que j’ai toujours fonctionné, laisser libre de vivre l’aventure pleinement au jour le jour sans me prendre le teston les jours, les mois précédents. C’est sur que des fois, y a des ratés mais bon…

Ce matin, je demande quelques conseils à mon hôte, un petit bout de femme qui maitrise la langue du rosbeef et ça m’arrange pour débuter ce nouveaux pays car le peu d’espagnol que j’ai appris à Cuba en Mars 2016, je l’ai quasiment pommé, mis a part les grands classiques indécrottable Cerveza, la cuenta, uno dos treiz, un basido baila té maria….. sous un air de Ricky Martin.

Je m’en va découvrir le centre historique de cette vielle dame qu’est Lima, en remontant une grande artère, qui va me mettre en « jambe », jusqu’à la gare du « Metropolitano »

Ce n’est pas un métro, comme on pourrait l’imaginer, mais le fonctionnement l’est. Pour désaturer le trafic auto, la municipalité à créé un axe exclusivement réservé à une ligne de bus et qui s’arrête a différentes gares tout au long du parcours sur plus de 10 kms. C’est assez pratique, tu achètes une carte, tu l’as crédite à souhait et en plus, c’est bon marché.

Plus tard, je découvre la « Plaza Mayor » qui « se pare d’édifice néocoloniaux remarquable. A l’ouest, la mairie qui date de 1945 et au nord, le palacio de Goberno a été construit en 1920, c’est aujourd’hui la résidence présidentielle »

D’où le nombre de flics qui zonent le secteur très touristique.

Il y a pas mal d’édifices à visiter, religieux ou culturelles, je ne ferais pas tous car ils sont disséminés sur tout un périmètre et Maguy commence déjà à donner des signes d’alerte en ce milieu de matinée. Ils faut faire des choix.

Aussi, en multipliant les poses ponctuelles, je me dirige vers la « Basilica y convento de San Francisco de Assis »
Le monastère ce visite avec un guide pour la somme de 10 Soles.

Au fait, la monnaie du pays est le Sol et au cours du change actuel, 1 euro=3,75 Soles

Je ne pourrais prendre en photo que l’intérieur de l’église (qui daterait de 1656) et pour le reste, interdiction….mais quelle visite !

« …Commence par le premier étage, superbe bibliothèque qui renferme plus de 25000 ouvrages du XVI au XXe… incursion ensuite dans la tribune du chœur de l’église pour admirer ses stalles sculptées en cèdre du XVIIe, On redescend pour découvrir un cloitre aux murs couverts d’azulejors Sevillans de 1620….on compte pas moins de cinq fontaines représentant les cinq stigmates de st François d’Assises…..enfin viennent les catacombes, découvertes en 1943, on estime que les restes de 25000 personnes y ont été entassés depuis le XVe jusqu’au XVIIIs »

Quasiment deux heures de visites et d’admirations qu’il ne faut absolument pas manquer en venant sur Lima si tu aimes l’art sous toutes ses formes. Vraiment !

Dommage pour les photos mais ce ne fut que partie remise puisque l’heure de mon premier repas Péruvien passé, et la rencontre avec les pères joyeux sont des ordures, je me dirigerais vers la basilique y convento de Santo Domingo, ou la, je gratterais un tarif spécial « Discapacitado » (handicapé l’autre) à 5 Soles.

Et cette fois, les photos sont autorisées sans flash…..perfect ! Je te laisse découvrir celles que j’ai prises et qui représentent une jolie copie à échelle réduite de la basilique de François d’Assises.

« En 1540, à la demande de Charles Quint, le pape Paul III envoie à Lima un fragment de la vraie croix du christ. Pour l’accueillir, Pizarro fait élever une chapelle sur le terrain qu’il vient d’offrir à l’ordre des Dominicains, à 100 mètre de la plaza de Armas… »

 

Sinon, la aussi, je me suis régalado, j’étais quasiment seul parce que sans guide et apparemment moins fréquenté que l’autre.

Apres ça, je commence à accuser le coup et j’envisage sérieusement de retourner at home en taxi en revenant sur la plaza Arma, mais viendra l’opportunité de visiter Lima en promène couillon que je ne pourrais refuser, 20 Soles la place en deux heures de roulage.

Nous passerons par les quartiers principaux et de découvrir, l’océan Pacific jusqu’à ce que je tombe en panne de batterie de l’APN et moi-même ou le soir venu je ne ferais pas long feu, épuisé.

Vendredi 15 Décembre 2017

A l’auberge de jeunesse, il y a une cuisine commune et il est possible de faire sa propre popote. Pour ma part, je me contenterais du café offert par la maison pour démarrer une journée en décalage horaire (couché tôt, réveillé tôt) avec l’Europe et ses 6 heures de moins, autrement dit, quand je me lève à 6hrs du mat il est l’heure du déjeuner chez vous…

Pas grave, je ne suis pas la pour faire la grasse mat et puis je dois bosser mon guide du routard sur le programme du jour et sur la suite du périple qui commence des demain !

Pendant ce temps, mon bagage et mes affaires de rechange arrive enfin, après plus de 30Hrs de retard…

Une fois ce détail réglé et les quelques conseils judicieux de mon hôte, retour sur l’avenue qui mène jusqu’au « Metropolitano » (environ 1kilometro de marche) avant de me diriger en direction du quartier de Barranco.

« Depuis quelques temps, les Liméniens redécouvrent cette ancienne station balnéaire du XIXs, située dans la partie sud de la ville. Artistes et intellectuels furent les premiers à en apprécier les vieilles demeures… »

Effectivement, c’est ce que j’ai entre-aperçu hier en y venant par le biais du promène couillon mais ce qui m’a le plus poussé à venir c’est ça…

Pas la gonz, quoi que…..  elle était la en pose shooting (en bas de l’escalier) mais pas pour ma figure de poulpe….. euh….non, ce qui m’attire dans le quartier c’est cette profusion de liberté de création voulu par la mairie d’un très bel effet.

Apres quelques heures à flâner et gérer mes efforts, je me suis rentré tranquillo a la casa, demain est un autre jour….

En deux jours, j’aurais vu un bel aperçu de la capitale avec ce mélange historique, religieux, moderne et culturelle très intéressant.

Samedi 16 Décembre 2017

Je quitte la capitale pour ma première étape qui se trouve aux portes de la cordillère Blanca.

« La plus haute chaine de montagne tropicale de la planète ou les possibilités de trek y sont nombreuses et pour tous les niveaux… »

Bien sur, les trek…..euh….bien que je me suis tapé il y a peu une randonnée de 14 kilometres au Garlaban, mon pays et celui de Pagnol (petit clin d’oeil à mon poto Damien, si tu me lis…) en prévision de ce voyage, pragmatisme oblige 😉 ….mais bon, la, je vais éviter ce genre d’exploit pour ne pas ruiner le capital technique de Maguy.

Pour rejoindre la ville de Huaraz, j’ai choisi de passer par la compagnie Moviltours ou j’ai pris soin d’aller réserver un billet après mon tour de couillon, deux jours plus tôt…car je n’aime pas arriver dans une gare de bus, la bouche en cul de poule, pour m’entendre dire « Désolé mais le bus est plein, il faut attendre le prochain », alors que c’est si simple de réserver.

Au Pérou, il y a moulte compagnie de bus et chacune à son terminal, cela ne fonctionne pas comme en Asie ou tous les bureaux de résa et de départ se font dans un seul lieu…

Pour Moviltours à Lima, son terminal se trouve en face du stadium et sur l’axe du « Metropolitano » (pour info)

Ah oui, au fait, le but de mes carnets de route est de partager ma vision photographique mais aussi de donner des tuyaux a ceux qui veulent bien me lire et qui compte visiter les pays ou je passe, en routard. C’est ce qu’on appelle l’altruisme du voyageur, le printemps du coeur….ptaing ! c’est beau ! 😛

Le tarif du trajet pour Huaraz m’a couté 50 Soles soit 13 euro pour 9hr de trajet.

Une fois quitté la capitale, nous longerons la côte Pacific ou le paysage est aride à souhait jusqu’à la pause déjeuné, dans une station essence, avant de prendre plein Est et de monter la haut, à 3000 mètres, à Huaraz…

…chez :

Hostal Campo Base Huaraz
Parque Ginebra 118

A la nuit tombée et sous la flotte.

Une Guest house, réservée sur Booking.com, le site dont je me sers le plus souvent surtout quand je voyage à pieds.
Chambre sommaire avec sdb mais literie au top et les proprio, un couple adorable parlant l’anglais aux bons soins de ses guests. (120 soles pour 3 nuits soit 32 euro petit dej compris) Et ça, cela vaut de l’or en barre !

Dimanche 17 Décembre 2017

« Elle était belle la Huaraz d’antan, malheureusement elle a été aplatie par un tremblement de terre en 1970. D’ailleurs c’est toute la vallée qui fut ravagée : 70000 morts en tout ! Elle fut reconstruite à l’amerloch, comme la plupart des villes du Pérou…..perchée a 3090 m, c’est le plus grand centre de départ des treks…..coincée entre la cordillère blanche et la noire, imposantes et superbes, l’une hérissée de sommets enneigés toute l’année et l’autre moins élevée, conserve ses couleurs austères. »

Le petit dej sur la terrasse ! Au calme, avec le soleil levant, excellent !

Dimanche matin, c’est marché « les gens de la sierra viennent y vendre leurs produits et portent encore pour la plupart la tenue traditionnelle, surtout les femmes. Jupe rouge, orange, jaune…avec un chemisier tout aussi coloré. La tête est coiffée d’un feutre façon borsalino…. »

C’est ce genre d’événement qui me met en parfaite situation pour récolter la base de mes inspirations photographiques, à savoir des gueules bien du terroir avec ses expressions…et ses couleurs.

 

Ici, du cochon d’inde….chez eux, c’est un mets de qualité.

M’enfin, je suis plus attiré par le cochon, le gros…. bien que si j’ai l’occasion d’en gouter un jour, ma fois ! J’ai bien bouffé du cafard en Asie, alors du d’inde…..

         

J’en connais beaucoup qui aimeraient croiser cette boutique pour le pastaga maison…

Toute une matinée à déambuler, repassant souvent aux mêmes endroits, la vraie fouine, je me suis gavé !

Ce marché m’a rappelé (n’a pas de poil) deux autres qui m’avaient bien plus dans le nord du Vietnam, avec ses diverses ethnies qui descendent de leurs montagnes, mélange de couleur, de traditions, un vrai régal.

Début d’aprèm, je rentre chez moi me reposer, je suis mortibus mais les imprévus font partis de cette journée fort sympathique car en dégustant une blonde bien fraiche au restau de ma guesthouse en tapant le bout de gras avec le patron, sa femme me propose de venir déjeuner avec la petite famille ….
Nous rentrerons plus tard, un fois rassasié, sous la flotte qui apparemment tombe tous les jours en après-midi.

Lundi 18 Décembre 2017

La journée d’hier fut tellement riche que ce jour n’a pas vraiment d’importance et pourtant.

Je suis toujours en décalage horaire, aussi, le matin de bonne heure je suis déjà sur les starting bloc a étudier mon guide du routard.

Normalement, ce jour aurait du se passer « On two wheelers » grâce au concours d’une connaissance de mon hôte, malheureusement, au dernier moment elle a annulé la location de son scooter.
Quel dommage, si tu voyais les routes alentours et ses montagnes ! Pour sur que j’avais prévu de monter plus haut que 3000 !

A ce sujet, les neiges y sont bien présentes mais contrairement à nos latitudes de ‘l’hémisphère nord, à Huaraz il ne neige jamais, d’ailleurs la température est plutôt tempérée. Légèrement frisquet le matin et le soir, la journée se passe en t-shirt.

C’est donc sous la déception que j’entame ma journée que me fera vite oublier ma maitresse de maison, non pas à coup de fouet sadomasochiste mais tout simplement grâce à sa parfaite connaissance de la région.

« Tu vas a cette rue, tu prends un colectivo et tu te fais déposer à El Mirador, tu auras déjà un point de vue qui pourrait te plaire »

Le colectivo ? kézaco ?

C’est un minibus (Toyota Hace, les mêmes qu’en Thailande) qui embarquent à qui veut. Il suffit de se rendre à la gare de départ ou de faire signe au bord de la rue, de la route et si il y a de la place….

 

C’est ce que je voulais parce que ce matin le temps est très clair laissant apparaitre les sommets dont un qui pousse à plus de 6000 mètres, steuplé !

Et après ? non parce que la tu vois, j’ai plus rien a shouter malgré que la vue soit très belle…

« Tu reprends un colectivo, et tu traces sur Yungay , tu connais l’histoire ? »

Oui, j’ai lu cette tragédie

« Cette petite ville vit une partie de sa population disparaitre en 1962 sous une avalanche…avant qu’un tremblement de terre suivi d’une foudroyante coulée de neige, de boue et de caillasse ne la ravage complètement en 1970 emportant au passage près de 20000 personnes….à quelques centaines de mètres de ce village a jamais enseveli, la nouvelle Yungay…. »

L’anecdote de cette tragédie est plutôt saisissante de paradoxe

« Lors de la coulée de boue, c’est au cimetière, perché sur la colline qui dominait l’ancien village que les rares survivants ont pu se réfugier. Le cimetière, un lieu qui a permis de sauver des vies… »

Le mode déambulatoire matinal bien entamé, sera temps de se restaurer et ici, comme tu peux voir, le menu coûte 5 Soles, soit 1,30 euro avec au choix, en entrée soit salade de légume ou une soupe et en secondo soit du poulet ou soit autre chose….je prends souvent poulet c’est à peu près une valeur sur (pollo)

   

Milieu d’aprèm, je retourne à Huaraz (50kilo) avec l’intention d’aller me reposer…..mouais….Sauf que c’est mon dernier jour ici et que j’ai toujours soif de curiosité insatiable toujours, malgré mes douleurs technique. Jusque boutiste le gonz. Pourquoi faire changer ?

D’ailleurs le cake du senor m’a donné soif….oh ! réveille-toi senorita !  (2 Soles = 0,53 euro el jugo del najanra ) 

Ici, une espèce d’herbe de chez pas quoi vendu pour ? Les couleurs sont étonnantes.

Des oeufs de cailles…

    

Je finirais cette journée sous des gouttelettes menaçantes en allant sur la plaza Arma et shooter la tronche d’Alpaga tout poilu (c’est lui qui fournit l’artisanat de la laine)

Mardi 19 Décembre 2017

J’ai bien aimé Huaraz, le guide parle d’une similarité avec Katmandou ce qui n’est pas faux.

Le trajet pour la troisième étape ne sera pas fatiguant puisqu’il n’est qu’a 66 kilomètro. C’est en fait le village qui se trouve juste après Yungay et qui se nomme Caraz.

L’excellent petit dej englouti, il sera environ 9H30 lorsque je me pointe à la gare des colectivo…

….et 1hr 30 plus tard c’est sous une autre forme de taxi que je me rendrais « rapidement » à la gare des bus de la compagnie « Yungay express » afin d’y réserver mon billet de transport pour demain.

Pourquoi venir à Caraz ? Que je t’explique.

En commençant à bosser mon plan de route il y a 4 jours, je tombe sur un paragraphe qui ne me laisse pas de marbre.

« Vous pensiez avoir tout vu ? Etre gavé de paysages incroyables ? Alors en route pour cette merveille géologique en guise de bouquet final. De loin on voit bien que les deux cordillères veuillent fricoter, elles s’effleurent à bout de lèvres et l’on se demande ou va bien pouvoir passer la nationale 3 qui s’engage vers cet obstacle naturel…..alors débutent les gorges creusées par le temps et les eaux du rio Santa. Des gorges de plus en plus profondes, tandis que la route s’accroche comme elle peut aux parois abruptes. De tunnel en tunnel, les à pic se font vertigineux, les croisements deviennent chauds bouillant…il faut serrer de bien trop près le vide, on se rejoue le salaire de la peur…. »

Gavé ? Pas si sur, j’en ai vu des paysages et routes à épingles au cours de ma petite vie de motard, autant en France qu’à l’estranger mais comment être gavé ? Il me faudrait au moins 1000 réincarnations pour profiter pleinement de notre belle planète mais pour cette vie, même si je dois faire ce parcours en bus, peu m’importe….allons-y ! Et profitons du moment présent !

Mon ticket en poche (25 Soles le trajet pour rejoindre la ville de Chimbote et la côte Pacific), je file occuper mon lieu de repos pour la nuit dans le centre du village.

Hostal y Restaurante Business Rosh
Jr. Alfonso Ugarte 159, Caraz

Info ! La guesthouse est derrière le restaurant au rdc mais aucune enseigne ne figure sur le bâtiment, je suis passé devant sans l’avoir vu, il faut donc bien noter l’adresse et le numéro pour la trouver.

Chambre récente, bon confort, sdb, 44 soles la nuit (12euro), accueille sympathique.

Et c’est un mini lion qui m’accueille, juste devant ma chambre, au loin.

Un peu plus tard, je ressortirais malgré le ciel qui menace pour visiter un peu le centre historico pendant que le lion dort, les cochons groinffrent.

  

Ici, un funérarium à côté de la boulangerie, ca ne s’invente pas ! 

Tout comme ma gourmandise, qui n’est pas un vilain défaut et ne me laisse que peu de choix pour aller y découvrir des têtes de nègres, ça te parle ? On a toujours appelé cette sucrerie de la sorte sans qu’il y ai une connotation raciste…..(pas de polémique sur mon blog puisque c’est désormais devenu à la mode, pauvre monde)

Lorsque je me dirige vers la Plaza Arma pour déguster tranquillement ce mets d’antan et faire une comparaison gustative sur un banc tranquillo, la flotte pointe son nez….et c’est donc sous un abris aux abords de la place que j’envois les crocs !

   

Un peu de crème « chantilly » épaisse, posé sur un biscuit et le tout enrobé de choc craquant…..euh……. incroyablement délicieux !

Culinairement parlant, ma curiosité est sans limite et surtout quand je suis hors de mes frontières, sur le coup, je suis totalement surpris de la qualité du produit. Vraiment !

Profitant d’une accalmie, je tracerais vers le muséo, à deux pas, le seul truc à visiter dans le centre qui renferment des pièces issues de fouilles archéologiques dans la région et dont l’attraction principale est « l’incroyable momie ICHAK Nuna. Du haut de ses 18 cm, elle est la plus petite du Pérou. Découverte en 1969, cette dépouille du VI ou VIIs serait celle d’un bébé prématuré…. »

Finalement, il pluvieutera tout l’après midi….

Mercredi 20 Janvier 2017

La gare du bus « Yungay express » étant à proximité de la pâtisserie visitée la veille, je ne résiste pas d’aller me faire un petit dej gourmand avant de quitter Caraz via la routa du « Canon del Pato ».

Je craque une nouvelle fois pour tu sais quoi, et à cette occasion, je découvre cette façon de préparer un kawa.
Ils te servent une tasse d’eau chaude avec une fiole de café concentré à part, ainsi, tu doses comme tu le sens, c’est pas dégueux……et regarde moi cette crème ! uf uf uf !

 

9hr, le chargement se finit, nous partons sous le rugissement d’un autre lion pour débuter ce trajet qui s’annonce éclatant.

 

Voila pour le Canyon qui n’a pas besoin de commentaire, je pense que les photos prises depuis le bus en route, parlent d’elles même.

Et quoi de mieux qu’un paquet de pop-corn, comme au cinéma, pour admirer le reste du pestacle et l’imprévu.

 

Tuyaux 1 : si tu passes par la en bus, choisir le siège numéro 8, il est du côté droit, fenêtre et au milieu du bus, cela évite trop de secousses et comme la majorité de la vue sur le trajet se fait sur la droite….pour les photos, c’est top.

Quand j’arrive à Chimbote, la ville ne figure pas sur mon guide du routard, je n’ai donc aucune informations touristique et autres pratiques.

Tuyaux 2 : à Chimbote, il y a une gare centrale, que je n’avais point vu jusqu’ici au Pays, qui regroupe bon nombre de compagnies reliant les villes principales du Pérou. De fait, depuis Caraz, si tu veux continuer vers Trujillo, ce qui me concerne, il y a la compagnie « América Express » et ses bus toutes les heures.

Pour ma part, vu que je n’avais aucune information a ce sujet, j’ai préféré assurer mes arrières en réservant une chambre dans le secteur via « booking » plutôt que de me retrouver la bouche en cul de poule.

Quand je suis autonome, je fais ce que je veux et peux envisager bcp de choses mais la, j’ai toujours le soucis de préserver les ressources de Maguy….pas le choix. Je me répète ? non ? 😛

Et un taxi plus tard :

Hotel Real Chimbote
Jirón Saenz Peña N° 220

Pour le coup, je me suis fait casser l’oignon. L’immeuble est récent, la chambre confortable mais sans fenetre externe et pour 86 Soles la nuit j’aurais pu économiser ce fric si j’avais su pour le terminal de bus. Je maronne….contre moi.

De plus, la ville n’a rien d’attrayant de ce que j’en ai vu en taxi. Je comprends mieux l’absence d’information sur mon guide.

Plus tard, j’irais me taper la marche habituelle, l’hôtel n’étant pas loin de la plaza Arma ou je découvre un moulin bien connu, plus loin le « Malécon », le long de l’océan Pacific auquel figure bon nombre de bar, discothèque et dans la baie, les boat fish.

 

Voili voilou pour ce premier carnet à rallonge en terre amérindienne ; merci de m’avoir lu jusqu’ici, passe de bonnes fêtes de fin d’année, une pensée pour les plus démunis, portes toi bieng.

A ploush
Le zeb

13 Comments

  1. Lefranc

    Très bon voyage à toi au pays des cochons d’inde… De dingues couleurs dans ces contrées. Bonne poursuite d’aventures et que Maguy soit sage. Joyeux nouelle. Bises de Rude et Manman

  2. STLAMOIAUSSI

    Ca y est t’reparti en « terres inconnues » sans le fredo …quel routard tu fais 🙂
    Le guide lui même devrait te recruter !
    Quel début de voyage..prometteur comme toujours
    Profite bien et que Magguy se tienne à carreau
    Des bises du Sud

  3. Papet

    hello zebulon beau pays pour y avoir séjourne 1 mois en 2012. Dommage que quelques sites ne plaisent pas du tout a Maguy. Mais le plaisir vu ton blog je fais un petit retour en arrière. j’attend la suite
    Passe de bonne fêtes et a ++++
    Papet

  4. BOUZAGLOU MICHEL

    les têtes de nègres,,,ça s’appelle pas aussi des Bamboula ? Colette me dit que c’est l’appellation marseillaise,,,un régal, j’en bave rien que d’en parler !!!!
    Bon NOEL, take care,,,,et à l’an que ven ,,,bises de nous deux
    Michel

  5. Eric V.

    Hola amigo voyageur
    Je suis ravi de voir que tu ai choisi un des pays que j’ai adoré : la Colombie. Hâte de voir tes commentaires. En attendant, me suis régalé à lire ceux sur le Pérou. N’hésites pas à goûter le cochon d’Inde. Pas grand chose à bouffer mais c’est pas mauvais. Profite bien et à très bientôt

  6. PPLP

    Salut ma caille, merci pour ces récits et ces tofs magnifiques. Par contre arrête de bouffer des gâteaux et autres pop corn…., gros cochon, ou s’est toi qui va ressembler à une « d’Inde » en rentrant. Enfin passe un joyeux noël toi aussi, la bise et à très bientôt.

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