« Faire de sa vie un rêve et d’un rêve…. » elle est facile mais tellement objective…

Yo !

Suite……et bientôt…

Jeudi 12 Janvier 2017

Le mauvais temps continue de sévir dans la région mais bon grès mal grès, je n’ai pas le choix, il faut suivre mon plan de route pour arriver à mes fins. 

Je quitte le village de Nong Kiaw pour la ville d’Oudomxai de bonne heure, elle sera mon avant dernière étape au Laos. Un trajet de 110 kilo que j’entamerais sous une légère accalmie.

Tous se passait bien jusqu’au kilomètre 10 au compteur ou j’entame une côte qui ne ménage pas la mécanique, la chaîne qui entraîne la roue arrière saute.

Aie ! Je l’ai faite retendre il y a tout juste deux jours, j’ai comme l’impression qu’une couille me guette sous peu, d’autant que le trajet qui m’attend plus loin s’annonce « pentu ». Je m’arrête en urgence au premier réparateur que je trouve au bord de la route, un peu plus loing.

J’explique le coup au gars qui me répond ne pas pouvoir continuer a tendre la chaine pour cause de rupture de pas vis. (comprenne qui pourra) Il me dit qu’il peut enlever un maillon ? Mais après démontage, il s’avère que la couronne cranté est totalement usé. Le verdict est sans appel, il faut changer le « kit chaîne ».

Arf ! Une dépense auquel je n’avais pas prévu (14 euro) et qui plombe mon budget pour la fin du Laos.

Je ne suis plus très loin de la frontière du Vietnam et la fin de mon visa au Laos se termine bientôt, cela dit, j’ai prévu de passer encore trois jours dans la région et selon mes calculs scientifique «zebulesque »,  j’avais suffisamment de pognon pour ce faire sauf que….patatra…

Aussi, cette réparation ne m’arrange pas du tout, je vais devoir revoir mes plans.

Le coté positif de la chose, pendant l’heure de réparation, il ne pleuvra plus jusqu’à ce que je reprenne la route….pouak !

Heureusement, la bonne saucé que je prendrais l’espace du quart d’heure ne s’éternisera pas, ensuite, ce sera moins drue. A l’intersection, sur la ville de Pakmong, j’entamerais une route en parfaite réfection, des virolos à gogos, une asphalte sans aucun défaut, un vrai circuit dans le genre montée du mont Ventoux, montée du Beausset, route Napoléon (pour les motards sudiste) etc, comme il plait a mettre du bon gaz….. 😛

Bon la, ce n’est pas le moment de faire le con mais de toute façon la bécassine n’est pas apte à ce genre d’exercice, ce qui n’empêche pas d’apprécier cette route qui fait plaisir a pratiquer au travers des cols de montagnes et ce, malgré la météo exécrable.

A Oudomxai, quelques 6 heures après mon départ matinal, je me trouverais une guesthouse et sans le vouloir, elle figure sur mon guide du routard.

70000 kep soit 8 euro la chambre, bon rapport.

Changement de plans.

Durant le trajet, j’ai eu le temps de cogiter tout en restant concentrer sur la route….qui a dit que les hommes étaient mono-tache ?

J’avance d’un jour mon départ du pays pour éviter de devoir retirer de l’argent et par voie de conséquence, filer du fric aux banques pour leur «frais ». Je ne reste ici qu’une nuitée.

Oudomxai

« Centre d’échanges Laos-Chine en plein essor et carrefour entre le nord, le sud, l’Est et l’Ouest…l’artère principale clinquante et le manque d’ambiance rebutent les voyageurs de passage, mais il suffit d’un minimum d’effort pour trouver du charme et des sites intéressants… »

Pour ma pomme, elle était une étape obligatoire sur mon  trajet et d’après mon guide, effectivement, il y avait de quoi faire sur les alentours en terme de balade, dommage…

Pour l’heure, je vais me contenter du minimum pour cet après midi restante en allant visiter le stupa « Phu That »

« entièrement reconstruit après sa destruction durant la guerre, il se trouve sur l’une des collines qui domine le centre ville, il y a un bouddha flambant neuf qui se dressent à proximité »

Après coup, ce sera petite balade dans la cambrousse qui ne suscitera pas le déclenchement de l’obturateur mais qui me fera passer le cap des 10000 kilomètre parcouru depuis 75 jours.

Vendredi 13 Janvier 2017

Ce jour, c’est la der des der, je rejoins Muang Khua, une petite bourgade qui se trouve à 100 kilo depuis Oudomxai.

Le départ se passera juste après une averse qui se transformera en brume durant la vingtaine de kilo.

Plus loin, ce sera au sec quasiment tout long de ce jolie trajet hormis une petite prise d’angoisse avant le passage d’un glissement de terrain récent.

A l’intersection qui rejoint une autre partie du pays bcp plus au nord, vers Phongsali, un village de minorités à 1500 m d’altitude, je croiserais une autre ethnie jamais vu jusqu’ici.

Fin de matinée, une petite guesthouse trouvé vite fait,

70000 kep soit 8 euro la nuitée.

Ici ce n’est pas ce qu’il manque en terme de logement puisque c’est un passage obligatoire depuis la frontière Vietnamienne mais c’est aussi le terminus des bateaux qui font la liaison pour Nong Kiaw (le village ou j’étais il y a deux jours).

Pour le reste de la journée, j’irais me promener quelques kilomètre sur la route que j’emprunterais demani, dans les hauteurs. J’y verrais quelques femmes qui récoltent une catégorie de feuille de plumeau ? Elles en font des « balais ».

   

Et pour finir, une dernière petite mousse nationale…Quand je quitterais le restaurant, il ne me restera plus que 5000 kep en poche, soit 58 cts d’euro, pas un kopek de plus. 

Samedi 14 Janvier 2017

Le jour J ….passera, passera pas ?

En avant guinguamp, je quitte le petit village paisible comme d’habitude, il est 7h30 pour un trajet de 70 kilomètre jusqu’au poste de frontière Laotien.

  

Un itinéraire qui n’en finissait plus de monter, au point de me retrouver dans la brume jusqu’ à la fin, le poste de frontière Laotien :

A ce moment la, je regarde mon compteur pour un calcul rapide, la balade du Laos commencé le 20 Décembre dernier depuis le sud pour remonter jusqu’au nord, ici présent, totalisera 3550 kilo. 

Il n y a pas de barrière d’avant poste, je me rends directement devant le batiment (juste derrière le camion). La, les douaniers rousseau qui discutent le coup a l’extérieur m’indique le bureau.

On me demande la carte grise du véhicule en plus du passeport et 32000 kep soit 4 dollars pour « Frais de week end »

Heing ! Je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire répéter son énormité ? oh !

Et le gars de se rabibocher vite fait : « Frais de stamp for motorbike » 

Sous entendu, tu payes ou sinon ta moto ne passe pas. La je comprends mieux…euh…

Vu qu’il me reste 5000 kep en poche, je lui sors 3 dollars en plus pour un total de 3,62 dollars pour être précis. Les gars se regardent, se parlent et finalement acceptent…. tia compris zé ? Les frais de tampon ? 

Cela dit, ils ont tous été cordiale et souriant que ce soit avant et évidement, après l’épisode.

Désormais, je suis  dans un « no man’s land » qui dure 4 kilo de route sous une brume épaisse, elle me donnera l’envie de pisser et de lacher une caisse, histoire de décompresser.

Quand j’arrive à la porte du Vietnam, toc toc….

Pas d’échappatoire permis et si du côté Laotien ou Cambodgien tous semble possible et «plus cool » , ce n’est pas la même sauce côté Vietnamien surtout à l’entrée du territoire.

La barrière d’avant poste m’indique de me garer devant le bureau, le gars en charge des entrées, était dehors et me demande de le suivre.

Depuis deux ans, le Vietnam a assoupli ses règles d’entrées concernant certains pays, dont nous autres les franchouillards. Certainement pour favoriser le tourisme. Désormais, si tu veux passer quinze jours chez eux, ils te permettent de venir sans besoin de passer par la case visa payante.

En revanche, si tu veux y séjourner plus de temps, il te faudra toujours demander un visa par la voie habituelle, soit au préalable depuis une ambassade Viet ou encore par la fameuse « lettre d’invitation, visa on arrival » que te procure les agences de voyage locales.

Pour ma pomme, je n’ai besoin que de quinze jour.

Une fois le visa accordé, il me faudra passer par le bureau « enregistrement motorbike » avec un coût de 2 dollars.

Et la, j’ai tout bon….je demande a mon tamponneur si je peux shooter le bâtiment ?

Puis, encore un dernier contrôle de papiers à la barrière, histoire de me mettre encore un peu la pression…. « vous pouvez y aller mister »

Voila !  Je suis passé ! Du rêve mijoté à la réalité concrète qui est en passe de se réaliser, il n’y a plus qu’un tour de roue jusqu’a Hanoi. A force de sauter, le Zebulon file vers sa victoire, son défit supp du moment. Spéciale dédicace et big up pour Maguy qui endure tous mes excès diverses…  

Je file sur une route à chèvre, à vache, qui redescend dans la vallée ou j’y verrais les premières rizières en terrasse et surtout les premières tranches de capharnaum ou la loi du plus gros du plus fort régit toujours en maître. 

Quand tu viens du Laos ou la conduite est vraiment « safe », au Vietnam, il faut rapidement se remettre en condition.

En même temps, passer d’un pays qui recense 7 millions d’habitants au voisin annonçant plus de 90 millions sur un territoire un tiers plus grand, la densité au km/2 n’est pas comparable et sur les 30 kilomètre qui séparent le poste frontière de la ville de Dien Bien Phu, ma destination finale du jour, je vais vite m’en rendre compte avec le plaisir de retrouver l’ambiance klaxonisante….

Fin de matinée, je connais la ville ou je m’arrête dans un premier temps sur un DAB pour les sousous locaux et plus tard, une guest house, loin de l’agitation du centre ville, au calme.

180000 Dong soit 7,50 euro la nuit.

Viendra l’heure de la restauration que trouverais dans une cantine que j’aime bien, tu choisis et on te sers a table….pour l’occaz, je trinquerais avec la mousse locale pour fêter les trois quart de ma boucle accomplie.

Comme je disais plus haut, je connais Dien Bien Phu, pour y être venu lors de mon premier voyage au Vietnam, en Février 2013 , voila bientôt 4 ans.

Ce fut la deuxième étape sur cette boucle nord qui m’aura fait traverser des paysages mémorables et que je m’apprête a renouveler en partie durant 10 jours jusqu’au terminus final, tout l’monde descend, à Hanoi programmé pour le 24 Janvier prochaing.

Je ne te ferais pas le speech de cette ville qui est tristement célèbre pour la bataille qui a eu lieu entre les forces armées Françaises et Nord Vietnamienne….tant de pertes humaine….

Après le repas, je file en haut du mémorial Vietnamien qui donne, justement, la vue sur le lieu de la bataille.

 

Le bonhomme qui tient son enfant, d’origine « Hmong » me voyant débarquer sur l’esplanade, s’imposera à mes côtés pour la pose shooting, ça fera certainement rire les copaings…. Il m’a fait rire.

Plus tard, à proximité de l’aéroport, les vestiges de la guerre toujours présent.

Et comme d’hab, je me retrouverais encore dans des endroits pas possible « mais quest ce que je fous la ? » un peu compliqué ….

….puis simplement dans un temple bouddhiste chinois qui, ce jour la, organisait une donation, certainement des bons d’achats, pour les minorités pauvres de la région.

C’est ce que m’expliquera un petit groupe d’étudiant venu à ma rencontre, afin d’exercer leur apprentissage Roosbeefien. J’aurais même droit a un petit cadeau pour ma présence (un bracelet).

Les ethnies présentes que j’ai retenu sont celles des Hmong et des Tays…il y en aurait plus de 54 au Vietnam. (Wikipédia)

De retour en ville, j’irais fouiner vers le marché.

Dimanche 15 Janvier 2017.

Première étape du road book montagnard, direction Sin Ho à 160 kilomètres, un village que je connais pour m’y être arrêté lors d’une pause déjeuné…

Jusqu’au kilomètre 126, la route déroule bien le long de cols et de plaines, hormis une seule appréhension mais heureusement, par temps sec. 

Ensuite, il faudra monter un col non stop, durant 30 kilomètre, pas moins, ou je rejoindrais les villages Hmongs.

Un bon tiers de l’ascension se passera dans la brume mais, magie de la montagne, le plateau sera totalement dégagé, laissant passé les rayons de soleil qui ne seront pas de trop pour me réchauffer. Il caille sévère la haut.

Le village de Sin Ho se trouve derrière le plateau ou il faut redescendre sur quelques kilomètres dans la brume. Je croiserais bon nombre de femmes « Hmong » revenant du marché dominical.

Arrivé sur place, dans un lieu totalement flou ou il est difficile de se repérer, je trouverais une guesthouse, la seule ? Quoi qu’il en soit, de bonne facture, ça sent le neuf. 180000 dong soit 7,50 euro la nuit .

« Sinho est un pittoresque village de montagne, peuplé de nombreuses minorités ethniques. Il devrait attirer plus de touristes, mais les habitants ne se montrent pas toujours très accueillants….il y a un authentique marché local, très différent de ceux de Sapa et Bac Ha, figurant désormais immanquablement sur les circuits… le marché a lieu de week end, le dimanche est le plus impressionnant et le plus coloré… »

Et justement, c’est dimanche ! Aussi, après le déjeuné, je file en fouine au marché, du moins, ce qu’il en reste.

La, une ethnie que je découvre ..

    

Ensuite, je retourne sur le platal en espérant retrouver le soleil et la vue dégagé ? ….

…ou je me trouverais un superbe point de vue pour déguster le kilo d’ananas acheter ce matin.

   

Ici, la moindre parcelle de terrain est exploitée en terrasse pour l’agriculture.

Puis retour dans mes pénates, chez les pingouins. Le chauffage central n’existe pas dans ces contrées, seul la couverture fait office et dans cette guesthouse, un luxe, une couette !

Lundi 16 Janvier 2017

Ca ne s’arrange pas….pire !

Je quitte la guesthouse de bonne heure pour Sapa, environ 150 kilomètre sous une brume/bruine persistance et un froid de canard. Vu que je ne suis pas équipé pour l’hiver, je compenserais par une triple couche de t-shirt, double veste de survet dont une que j’avais acheté au tout début de mon trip, et le poncho qui me sert aussi de coupe vent. Par contre, je suis toujours en short treillis, je n’ai pas de pantalon…

Durant 40 kilomètres, ce sera pénible par le manque de visibilité ou par moment je n’y verrais pas à 5 mètres devant moi. Ambiance fantomatique et dangereuse dans la forêt et au passage de villages…

Néanmoins, le point positif est qu’en 2013, j’avais eu la mauvaise surprise de me retrouver sur une piste chaotique durant 20 kilo et j’en avais même frisé la panne d’essence.

Extrait du carnet de route de l’époque :

« Je repars de Sinho, il me reste 60 kms a faire mais apres 20 bornes de route,ca ce gatte….la route en bonne état est devenu un chemin boueux, caillouteux, en construction et je sais qu’il me reste 40kms a faire !

je crains le pire pour mon seant mais surtout mes gommards,  manquerait plus je crève, té vé !

je fais 20kms de plus en mode tape cul jusqu’a ce que je tombe en reserve d’essence, arf !  (mauvais calcul de ma part), pas un chat a l’horizon sur cette piste,

je sens la galère a plein nez car si je tombe en cale seche, chuis dans la caca !

Finalement je tombe sur un camp, une ethnie, je m’arrete pour demander de l’essence, ils doivent bien en avoir vu qu’ils ont des breles mais evidement, yen a pas un qui pipe l’anglais.

Il faut savoir que le viet ne parlent pas anglais, mais alors pas un brin et meme a hanoi pourtant une ville resolument porté sur la modernité, c’est la qu’on s’appercoit que le systeme educatif a un soucis… alors imaginer une tribu des montagnes maitriser la langue des roosbeef….wouaf, meme pas en reve !

du coup le language des signes prend tout son sens.

j’arrive a me faire comprendre pour la mobylette, soif, reservoir, essence, glou glou ….

et pardi que je suis l’objet d’un attroupement !  forcement avec la ganache que je me paye, le percing, la guibole, les bagages, mon language des signes etc….un squetch ! un de plus dans ma vie de globetrotteur.

finalement je ne suis pas sur qu’ils m’aient compris, j’essaye de dialoguer pour confirmer mais ya pas moyen,

du coup je pete un cable (sacré impulsif et impatient que je suis !) je remonte en selle lorsque l’une d’entre eux comprend ma detresse et me dit d’attendre quelques minutes plus tard, je vois arriver un litre d’essence….allélouya ! du coup tout mon stress s’evacue

stress ? pourquoi ?

je viens de me taper 200 bornes, dont 20 sur un chemin chaotique, j’ai 7hrs de route dans la tronche et il me reste encore 20kms a faire que je suppose toujours chaotique, je sentais la panne d’essence arrivé avec toute la galère qui s’en serait suivi et pi ….je suis fatigué

je resterais un moment avec eux, ils me prennent en photo, je pose facon  : « yo ! ca baigne dans la place », maguy et son genoux de l’homme qui vallait trois milliards attise la curiosité  of course,

ils veulent voir….je tombe le froc…………….non j’deconne.

Finalement, je ferais 100 metres apres le camp pour decouvrir que la route bitumé reprend ses droits. ouf ! »

Le texte est brut de pomme, sans retouche….tu noteras ma progression orthographique et grammatical depuis ce temps…heing ? oh ! heing ? 

Sacré souvenir ! Voila une des raisons de mes carnets, ces moments de vies…Merci !

Donc, cette partie de route qui m’avait ennuyé est désormais bitumé.

Quand j’arrive sur la ville de Lao Cai dans la vallée, (la aussi, il y avait une anecdote sur mon logement) je fais le plein d’essence mais avant de continuer ma route, il me faut une boisson chaude, j’ai le froid sur la gueule, ce n’est pas bon.

Pour le café chaud, même pas en rêve alors au plus simple, la souplette nationale, le « Pho Bo » (soupe de nouilles au bœuf)

Une fois le corps revigorer, en route pour la dernière portion du trajet, 70 bornes, dont je pense retrouver des conditions climatiques autant crapuleuses qu’a Sin Ho, sinon pire.

Ici, Lao Cai a l’opposée de mon arrivée.

SaPa est une station climatique qui se situe aux alentours de 1600 metres d’altitude, ce sont les franchich qui l’ont crée pour les journées chaudes d’été. (Wikipédia)

Je ne m’y suis pas trompé, la brume bien épaisse m’a accompagné un bon moment. Dommage, je me souviens de cette partie d’ascension qui m’avait laissé voir le mont Fansipan, la plus haute montagne du Vietnam qui pique à plus de 3000 mètres d’altitude.

En revanche, je n’avais rien vu de l’autre versant ou se trouve Sapa, qui était embrumé, alors qu’aujourd’hui.

Magnifique !

Une fois le tour du plateau, retour au fantomatique jusque ma destination finale. Sauf que…

Durant le trajet, ça mijote ça mijote mijote toujours….

En 2013, Sapa fut une très courte étape des pingouins dans un brouillard persistant. Je n’avais rien vu et le lendemain, j’étais reparti fissa après une nuit….con-gelé. 

Changement de plan.

Par manque de temps, mon programme routier établi il y a deux jours, m’imposait de supprimer à contre coeur, une boucle exceptionnelle dans une région géologique classé à l’Unesco. Néanmoins, si je supprime Sapa ainsi  que l’autre village de prévu, Bac Ha (que je connais aussi), pour la rejoindre vers le plein Est, ça reste jouable mais il me faudra être endurant pour ce nouvel itinéraire.

A vrai dire, je ne pouvais pas finir ce voyage sans que la bécassine ne voit ces splendeurs de la nature, après tout ce qu’elle m’a fait vivre, il faut terminer en beauté avant de rentrer sur Hanoi, le point de départ. (prétexte off)

A suivre

Mais pour l’heure, après le passage de SAPA….

 

…. je continue la route, avec une msflkdjflq de migraine qui ne me lache pas depuis ce matin, en direction de Lao Cai, ou je compte y passer la nuit.

Un itinéraire supplémentaire qui va me faire redescendre dans des décors tout autant magnifique et retrouver une vallée avec des températures un peu plus clémentes.

Entre temps, je passerais à quelques minutes prêt d’un accident…il y avait une mob couché derrière la remorque, apparemment sans gravité.

40 kilo plus loing, j’arrive dans cette ville frontière avec la Chine ou je serais accueilli sous de bon augure avant de me trouver une guesthouse vite fait :

Négocié a 200000 dong soit un peu plus de 8 euro…… la chambre, heing !  Je planterais juste la sieste pendant l’heure 30…..(humour a la zeb)

15h30, je me bouge un peu pour aller visiter cette ville étape avec ici, un moyen de transport de marchandise jamais vu.

Pendant la guerre contre les Français et les Amerloch, les viet-cong utilisaient les vélos …. Peugeot, pour transporter tout le matériel militaire, les vivres etc etc à travers la route Ho Chi Minh.

Ici, le grand building sur la fond, c’est la Chine.

 

Puis plus rien, la migraine aura eu raison de ma soif de découvertes….demain ça ira mieux.

Mardi 17 Janvier 2017.

Si hier, je me suis mis 170 bornes de viroles dans la tronche, aujourd’hui, je vais m’en rajouter encore 210, histoire de parfaire mon endurance…direction, Ha Giang.

 

Je dégage de Lao Cai, ville sans intérêt si ce n’est le passage vers la Chine, il est 7hr30 avec 25cl d’eau en guise de café.

Quelques kilomètre plus loin, je ne pourrais résister à l’appel de l’omelette dans le wich. Il fallait rattraper les calories perdues la veille pour cause d’incompatibilité migraineuse.

Cette photo d’un village traversé pourrait faire un tableau, regarde attentivement, il n’y a qu’une personne qui mate mon passage, les autres vaquent…

Aux portes de la province, 100 kilo de route plus loin,  la vue est belle….

…mais elle n’annonce pas le calvaire qui suit, le bitume ne l’est plus !

 

Durant 40 bourrin, ce fut gymkana à tous les étages pour trouver le meilleur accès et quelques fois, pas moyen d’échapper à son destin….la boue !

Une section de route qui coupe à travers champ plutôt que d’emprunter un autre itinéraire qui rallonge la sauce de 80 bornes. Apparemment, ils bossent dessus, quand a savoir le temps qu’ils mettront pour la finaliser ? En 2013, j’écrivais « route tape fion », c’est dire !

Plus tard, les derniers 60 kilomètres se feront sur une « autoroute »; en comparaison.

A Ha Giang, je constate que la ville a développé bon nombre de guesthouse, sur l’artère principale, qu’il n’y avait pas à l’époque. Je m’en dégoterais une à l’écart du vacarme « klaxonisant » du trafic routier .

Négocié à 360000 dong soit 15 euros la chambre pour deux nuits. Proprio très sympa malgré l’incompréhension de nos langues respectives.

Après un petit repos mérité, la mob avait besoin d’un passage mécano pour l’entretien et plus tard petit fouinage sur ce lieu déjà connu.

Mercredi 18 Janvier 2017

Ha Giang

« Permet de faire étape sur la longue route du nord…. Si la ville en elle-même est d’un intérêt mitigé le paysage alentour, avec de spectaculaires affleurements calcaires, offre un aperçu du cadre époustouflant qui vous attend plus loin en continuant plus au nord pour aller explorer les districts de Yen Minh, Dong Van, Meo Van et Bac….vous devrez demander un permis de circuler.. » . C’est la boucle dont je te parlais plus haut.

Le permis, je me l’avais procuré en allant directement à l’immigration lors de mon précédent séjour. Paraît-il qu’aller explorer cette partie de l’extrême nord du pays, classé « Géo-parcs nationaux du réseau mondial de l’Unesco » , sans autorisation et se faire chopper par la police engendrerait une lourde amende ?

En 2013, je n’avais croisé aucun flic….mais pour cette fois ?

Je ne suis pas trop joueur de ce coté la, surtout quand ce n’est pas mon pays ou les codes de conduite sont totalement différent des nôtres. Je préfère éviter et lâcher 10 dollars pour ce graal que mon hôte se chargera d’aller me faire faire.

 

Après coup, visite matinale vers la frontière chinoise, once again, et ses rizières en terrasse, ses hameaux d’une ethnie dont je ne serais le nom et leurs maisons totalement atypique.

     

Je croiserais un « compatriote » de Maguy, me rappelant aux souvenirs du centre orthopédique de Pnom Penh . Le gars, étonné dans un premier temps de me voir dans son coin mais ravi, finalement, d’échanger avec l’éstranger sur ses déboires antérieur, apparemment une mine antipersonnel. Saloperie !

La, ce sont des écorces d’arbres à profusion. Depuis la veille, j’en ai vu de partout mais quant a savoir à quoi servent elles, no lo sé vu que je ne parle pas le Viet.

 

Dans l’après-midi, dernier petit tour sur les hauteurs pour découvrir l’environnement.

That ‘s all ! The end au prochaing !

Sans surprise, inéluctablement, la nostalgie me remonte … QUELLE AVENTURE !

Portes toi bieng, à plouch.

7 Comments

  1. Toto

    J’ai vu que tu étais parti au pied de la Tour Eiffel tu as fait un sacré tour mon poto quelle vie de rêve que tu m’aimes nous on se pèle l’oignon je t’embrasse et gaffe à toi ma Salette
    Bizouille. Toto.

    • Toto

      Faire de sa vie un rêve mais pour toi ce n’est pas un rêve c’est la réalité avec des paysages magnifiques quelle chance ma Salette
      allez bouge-toi reviens
      La bizouille ; ) Toto.

  2. Esquiaou

    Que dire ? Quel voyage, je suis fasciné…les images, la prose si authentique…

    Nicolas Hulot peut aller se rhabiller, lui qui était toujours suivi d’une équipe de 50 personnes, caméramen, ingénieurs du son, médecins, hélicos…et en plus, lui, il avait deux jambes.

    Christophe, mon plus grand respect et ma plus profonde admiration, et une gratitude infinie pour le partage.

  3. Angela

    Faut-il croire que ma rupture de chaîne au Tha Ing Hang t’a porté la poisse à quelques semaines de décalage ???

    Merci en tout cas de partager avec nous la suite de ton périple. Puis – sorry, j’ai omis de te le dire la dernière fois – un grand bravo pour tes très belles photos !

    Je te souhaite plein de soleil…

    La bise,

    Angela

  4. Despreaux Jean Claude

    Bravo mon ami et félicitation pour tous les commentaires et photos ,prend du repos tu dois en avoir grandement besoin, et bon retour en FRANCE

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